Je suis
je_suis
Je vis à
je_vis_a
Je m'intéresse à
je_minteresse_a
Mots clés

Halte aux tags

Le 09-07-2012

Halte aux tags à Saint-Etienne

Une équipe de 4 agents municipaux se consacre au nettoyage des tags et graffitis qui souillent trop souvent les murs de Saint-Étienne. L’an passé, elle a effectué 2 230 interventions.

Des gribouillis dénués de sens, des griffonnages n’ayant rien d’artistique et qui défigurent le paysage urbain... Comme toutes les grandes villes, Saint-Étienne n’échappe pas au fléau des tags. Il ne se passe pas un jour dans l’année sans que l’équipe d’agents municipaux dédiée à la lutte contre cette pollution visuelle ne soit appelée pour faire disparaître un de ces barbouillages. Et pas 48 h maximum en moyenne avant que ces inscriptions disgracieuses ne disparaissent.
La bataille contre les tags est l’un des axes majeurs du Plan propreté mis en place fin 2011 par la municipalité pour une ville plus propre.

André Dancert, adjoint à la propreté et au nettoiement de la ville, précise : « comme cela a été répété à plusieurs reprises, le Plan propreté correspond à la mise en cohérence des interventions sur l’espace public destinées à faire disparaître tout ce qui a tendance à le polluer : la lutte contre les tags et les affiches est, avec la résolution des déjections canines, un objectif important. Une équipe, bien organisée et bien identifiée, qui s’applique à cette tâche est maintenant armée de machines neuves à l’efficacité redoutable, qui permettent d’agir avec une grande réactivité et beaucoup d’efficacité. »

Deux machines pour le gommage

Ainsi, l’an passé, les 4 agents affectés au nettoyage des tags, au sein de la direction Cadre de vie, ont effectué 2 230 interventions. I

ls ont fait disparaître une surface totale de 7 101 m2 d’inscriptions, soit l’équivalent d’un terrain de football. Une comparaison qui n’est pas anodine : on note une recrudescence des tags les soirs de matchs au stade Geoffroy- Guichard ou les soirs d’élections par exemple, même si les rues du centre-ville (Rouget-de-l’Isle, Louis-Braille, Henri-Gonnard, Désiré-Claude...) sont les plus ciblées. Un combat quotidien, coûteux et d’autant plus fastidieux qu’il est perdu d’avance pour ceux qui dégradent les façades : aucun produit, ni aucune encre ne résistent aux machines et aux techniques déployées.
« Il faut simplement que nous nous adaptions à la surface sur laquelle l’inscription a été déposée, expliquent les spécialistes municipaux. Une simple lingette peut suffire sur du verre ou du carrelage par exemple mais ça peut aller jusqu’à l’usage de bombes aérosols sur des surfaces peintes ou en PVC. Nous vaporisons un aérosol spécialisé qui dissout l’encre très rapidement, laquelle est ensuite essuyée avec une lingette abrasive. »

L’an passé, la municipalité a fait l’acquisition de deux machines (25 000 € chacune) qui permettent de procéder aussi par gommage. De la poussière de silice est projetée par un compresseur à plus ou moins haute pression sur une surface brute telle que la pierre ou le métal. Le tag disparaît... mais la peinture aussi dans la grande majorité des cas. Il faut alors repasser une couche pour remettre la surface à neuf. Qu’ils soient signalés par des agents municipaux ou des particuliers, tags et graffitis doivent être visibles et accessibles depuis la voie publique pour faire l’objet d’une intervention municipale.

La Ville poursuit les taggeurs

S’ils ont été réalisés sur un bâtiment public, le coût est pris entièrement en charge par la collectivité. S’ils ont été déposés sur un bien privé, un devis est établi et soumis avant toute intervention par l’une des deux entreprises privées retenues pour ce marché public.

Dans certaines conditions, la Ville prend en charge la moitié de la facture, jusqu’à 1 200 euros. Outre la prévention et la sensibilisation avec la campagne d’affichage déployée en juin dernier, outre le nettoyage dont le coût global (achat des machines, des produits, salaires des agents...) est de l’ordre de 200 000 euros annuels, la Ville n’hésite pas à poursuivre les auteurs de ces dégradations.

Dix plaintes ont été déposées en 2010, quatre cette année. Avec des arrestations et des condamnations pour des individus qui risquent une amende de 3 750 € minimum et des travaux d’intérêt général (TIG).