Le système de vidéosurveillance des lieux publics est assuré par la Mairie et soumis à
l'autorisation du Préfet. Depuis 2008, un comité d’éthique de la vidéosurveillance, a été mis en place sur décision du conseil municipal. Il joue un rôle consultatif auprès du maire pour la vidéosurveillance et auprès des citoyens pour recevoir leurs doléances et les informer.
A quoi sert la vidéosurveillance?
Qui autorise l'installation des caméras?
Qui gère le dispositif?
Ma vie privée est-elle protégée?
Par quels moyens?
Quels sont mes droits?
Que deviennent les images?
Comment repérer les caméras?
Le comité d'éthique : présentation, fonctionnement...
C’est un outil d’aide à la sécurité publique.
Il s’inscrit, parmi d’autres moyens, dans le cadre des activités du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance.
Son but : prévenir les atteintes aux biens et aux personnes, identifier les auteurs, réguler la circulation urbaine, sécuriser les bâtiments et les sites communaux. La justice peut demander la communication des bandes vidéo lors de ses enquêtes.
Les caméras installées par la Ville font l’objet d’une étude de leur intérêt local, d’une délibération du conseil municipal, puis d’une autorisation préfectorale délivrée pour 5 ans, après avis d’une «commission départementale».
Les caméras de vidéosurveillance installées dans un lieu privé fréquenté librement par le public relèvent aussi de la même procédure : autorisation du préfet, après avis de la commission. Ces dernières ne relèvent pas de la mairie.
Des agents de police municipale, agréés par le procureur de la République et le préfet. Ils sont liés au secret professionnel et à l’obligation de discrétion. Le visionnage des images est effectué par le centre de supervision urbaine, organe rattaché à la direction de la police municipale. L’accès est réservé au personnel habilité.
La protection de la vie privée est garantie par la Convention Européenne des Droits de l’Homme et des Libertés, par des lois et des décrets.
En créant le comité d’éthique, la Ville de Saint-Étienne s’engage au respect de ces textes, pour protéger les citoyens, les informer et contrôler la mise en place des outils de vidéosurveillance.
Les caméras ne doivent pas filmer les lieux de notre vie privée : par exemple, les entrées d’immeubles, ou l’intérieur des habitations. Lorsqu’une caméra est à la hauteur des fenêtres d’habitation, il existe un système d’occultation.
Je dois m’adresser dans les 8 jours de la prise de vue au Président du comité d’éthique (Ville de Saint-Étienne, Hôtel de ville, BP 503, 42007 Saint-Étienne Cedex 1) pour l’accès à l’enregistrement des images.
Je peux, par lettre simple, faire toute remarque sur le fonctionnement du système de vidéosurveillance. Je peux aussi saisir la commission départementale qui siège auprès du préfet (2, rue Charles de Gaulle - 42000 Saint-Étienne).
Elles sont conservées pendant 15 jours au maximum. Au-delà, elles sont détruites, sauf si la justice est saisie.
La loi prescrit que le public est informé de manière claire et permanente de l’existence d’un système de vidéosurveillance et de l’autorité à qui s’adresser pour exercer le droit d’accès aux images prises. La Ville met en place ce dispositif de signalisation. Le plan des installations est consultable à l’Hôtel de ville. Les zones vidéosurveillées sont indiquées par des panneaux signalétiques.
Il a été créé le 5 mai 2008 par le conseil municipal de Saint-Étienne qui a modifié la charte d’éthique de la vidéosurveillance de la ville. Il joue un rôle consultatif auprès du maire. Il est composé d’élus, de personnes qualifiées, de représentants de la population et de personnalités extérieures, nommés par arrêté du maire.
Sa mission est, au-delà du respect des obligations législatives et réglementaires, de :
veiller, par tout moyen utile, à ce que le système de vidéosurveillance mis en place par la Ville ne porte pas atteinte aux libertés,
Son fonctionnement :
il reçoit les doléances des citoyens qui estimeraient avoir subi un préjudice direct et personnel : être filmé à tort ; atteintes aux droits qui sont définis par la loi ou la charte d’éthique,
Comment le joindre, comment le solliciter ?