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Découvrez le Puits Couriot/Parc Musée de la Mine

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  • Vue du chevalement et des crassiers du Musée de la Mine de Saint-Étienne
    Vue du chevalement et des crassiers du...
  • Nuit des musées au Musée de la Mine de Saint-Étienne
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  • Salle des pendus du Musée de la Mine de Saint-Étienne
    Salle des pendus du Musée de la Mine de...

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Parc-musée de la Mine du Puits Couriot

Parc Joseph Sanguedolce
3 bd Franchet d'Esperey, 42000 Saint-Etienne
Administration - Conservation : 04 77 43 83 22
Réservation : 04 77 43 83 26

 

Contacts presse :
Philippe Peyre, Directeur-Conservateur
philippe.peyre@saint-etienne.fr

Stéphane Begou, secrétaire général
stephane.begou@saint-etienne.fr

Aurélie Emery, responsable du service médiation
aurelie.emery@saint-etienne.fr

Un grand site patrimonial pour explorer l'univers de la mine en famille ou avec des amis

Classé Monument historique et Musée de France, le Puits Couriot est un exceptionnel ensemble patrimonial et muséographique à deux pas du centre ville de Saint-Etienne. Avec ses deux crassiers et son chevalement édifié en 1914, il est le dernier grand témoin de l'aventure minière du bassin stéphanois, et abrite depuis 1991 le Musée de la mine de Saint-Etienne.

La visite d'1H15 fait découvrir l'impressionnant lavabo (la « salle des pendus ») et l'émouvante galerie souterraine reconstituée qui permet de comprendre les techniques d'exploitation et les conditions de travail, en empruntant un authentique train de mine. La visite peut se prolonger librement dans d'autres lieux emblématiques : la lampisterie, mais aussi la salle de la machine d'extraction et la salle d'énergie.
Pour les souvenirs de la mine, la boutique se trouve désormais à l'accueil.

Aux pieds du chevalement, sur les anciennes plates-formes d'expédition du charbon, le parc  a été réaménagé en 2013. Ceux qui souhaitent prolonger leur visite peuvent disposer d'un lieu où l'on peut aux beaux jours, courir, se détendre, jouer et même pique-niquer !

Expositions, festivals, concerts, installations artistiques et la Fête de Sainte-Barbe (1er week-end de décembre) font de Couriot un lieu de vie et de culture de premier plan. Il est aujourd'hui le musée le plus fréquenté de la Loire avec plus de 55.000 visiteurs par an.

Visionner le reportage de France 2 - août 2013

 

Un projet pour demain

Remarquable par l'intérêt patrimonial qu'il offre et ce qu'il signifie, Couriot est en même temps précieux par les vastes espaces verts que propose l'ensemble que forme le site minier avec ses crassiers et le coteau de Montsalson.
Le patrimoine qu'il constitue est en même temps fragile, sous l'angle des bâtiments et des machineries qui le constituent comme sous celui du paysage particulièrement fort qu'il propose notamment depuis la ville. Le musée proprement dit n'exploite pas l'ensemble des bâtiments, et ne dispose pas d'espaces où présenter les collections de la Ville de Saint-Etienne se rapportant à l'aventure houillère du territoire.
C'est pourquoi le site fait aujourd'hui l'objet d'un projet pour conforter le musée et le patrimoine que constitue cet ensemble, et aménager respectueusement les plates-formes qui environnent le chevalement en un parc urbain.
Sa réalisation a été confiée par la Ville de Saint-Etienne et l'EPASE aux architectes et urbanistes Gautier+Conquet, associés au paysagiste Michel Corajoud, grand prix national de l'urbanisme et du paysage. La livraison de la première phase de l'aménagement est prévue pour la fin du printemps 2013.

Plus de détails sur le projet

 

Un peu d'histoire

La mine et Saint-Etienne : six siècles d'aventure commune

L'extraction de « charbon de terre » est attestée entre Rhône et Loire au moins depuis le XIVème siècle. Le bassin charbonnier stéphanois prend son essor au XVIIIème siècle avec le développement de nouveaux usages pour le charbon et l'amélioration des voies de communication (aménagement de la Loire, canal de Rive-de-Gier).
C'est dans la première moitié du XIXème siècle que la puissance du bassin s'affirme. Alors premier bassin charbonnier, Saint-Etienne connaît un grand essor autour du charbon avec les premières lignes de chemin de fer françaises, et l'implantation d'une puissante métallurgie (production de fonte, de fer à la houille et d'aciers) et de la production de verre, en parallèle à l'expansion des activités textiles, en liens avec la place lyonnaise.
A partir des années 1860, l'expansion du bassin se ralentit. Les charbons stéphanois sont concurrencés et bientôt dépassés par les charbons du Nord et du Pas de Calais, mieux situés par rapport aux centres de consommation français. La production se stabilise entre 3 et 4 millions de tonnes.
Après la Seconde guerre mondiale, l'heure est à la modernisation et à la rationalisation dans le cadre de la nationalisation des mines de charbon (1946), alors que le pétrole et le gaz tendent à se substituer au charbon. Les puits sont un à un fermés, la conversion des hommes engagée. A partir de 1973, seul le puits Pigeot continue de remonter un peu de charbon. Il fermera en 1983, clôturant l'aventure houillère du territoire.

Couriot, histoire d'un site

Edifié aux portes de Saint-Etienne en 1913-1914 et entré en fonctionnement en 1919, le puits Couriot est alors le plus important puits du bassin, et atteint plus de 720 m de profondeur.
Propriété de la Société anonyme des Mines de la Loire, l'une des quatre grandes compagnies du bassin, il occupe un site où avaient été édifiés au milieu du siècle précédent les puits Chatelus, juste au contact de la ligne de chemin de fer Saint-Etienne-Le Puy, pour permettre une commercialisation aisée du charbon de la concession.
D'abord prévu pour extraire annuellement 300.000 tonnes, soit trois fois la production des plus grands puits du bassin d'alors, il est fortement modernisé en 1936, et sa capacité portée à un million de tonnes. Il est doté à sa naissance de toutes les installations techniques nécessaires à l'extraction, au lavage et à l'expédition du charbon, d'une grande batterie de fours à coke, d'une usine chimique récupérant et traitant les gaz de houille et leurs dérivés, d'une centrale électrique, et même d'une petite aciérie, également longtemps propriété de la compagnie minière.
A son apogée, Couriot employe plus de 1.500 mineurs. La compagnie a progressivement édifié pour une partie d'entre eux plusieurs cités, dont les plus importants ensembles (cités de Chavassieux) sont à un peu plus de deux kilomètres du puits.
Couriot est dépassé dans l'Après guerre par le nouveau puits Pigeot, édifié à La Ricamarie dans la vallée de l'Ondaine, où se concentre l'effort de modernisation de la mine stéphanoise sous l'égide de Charbonnages de France, entreprise publique résultant de la nationalisation des compagnies privées en 1946. L'activité du puits décline à partir de 1963. Il devient simple puits de service de Pigeot en 1965, partiellement démantelé (démolition des installations de lavage et du puits Chatelus 1), avant d'être définitivement fermé en 1973.