Le rêve éveillé de Nadia et Samuel, sportifs stéphanois

Publié le 01/12/2022

Nadia Millot et Samuel Froger à Saint-Étienne

Qualifié en 2021 pour les 40 ans de l’un, le couple d’athlètes stéphanois a participé à la finale mondiale de swimrun en Suède, en septembre dernier, année des 40 ans de l’autre. Un accomplissement pour Nadia Millot et Samuel Froger.

70 km de course scindés en 24 sections (dont 9 km de nage en eau libre et 61 km de trail) où chaque binôme court, puis nage, puis recourt, puis renage, puis rerecourt, puis rerenage… Ötillö est LA course originelle de swimrun, le championnat du monde d’une discipline née en 2006 sur un défi lancé entre amis, en Suède (lire encadré). Lâchés dès 6 h du matin à Sandhamn, les concurrents n’ont pas vraiment le temps d’apprécier le paysage des 24 îles traversées et la beauté de la mer Baltique pour terminer ce parcours et ses 46 transitions avant le crépuscule, à Utö.

S’ils ne cachent pas qu’ils ont évidemment souffert, Nadia Millot et Samuel Froger ont pourtant savouré chaque instant de leur première participation. C'était le 5 septembre dernier. Ce couple de Stéphanois rêvait d’une qualification pour ce Graal d’une discipline qu’ils ont découverte en 2015 après leur rencontre grâce au triathlon qu’ils pratiquaient tous les deux au sein de l’Association sportive municipale de Saint-Étienne (ASMSE) Tri 42.

Après une cinquantaine de courses sur toutes les distances, dont 13 Ironman1 et deux championnats du monde à Hawaï, Samuel a été séduit par le swimrun et ce nouveau défi à relever à deux. « Au début, nous n’étions pas vraiment intéressés par la compétition, expliquent-ils. Nous avons d’abord apprécié la combinaison entre la natation et la course à pied en pleine nature. »
L'Ironman est le format roi du triathlon. Il consiste à enchaîner 3,8 km de natation, 180,2 km de vélo et un marathon en course à pied (42,195 km).

Elle est enseignante, il est ingénieur

Mais au fil des entraînements et des premières perf’, ils se sont pris au jeu. Jusqu’à se lancer dans des programmes d’entraînements supervisés par un coach et créer l’équipe « Au défi papa et maman ». Jusqu’à consacrer bon nombre de leurs week-ends aux épreuves de swimrun en France puis à l’étranger et à parvenir à se qualifier pour l'Ötillö. Là-bas, où ils ont terminé 75e sur 152 équipes au classement général, et 18e de la hiérarchie des 49 binômes mixtes après 10 heures, 18 minutes et 20 secondes de course ininterrompue.

« Nous nous étions promis de ne jamais marcher », confient les deux licenciés de l’ASMSE Tri 42. Bretonne de naissance, Nadia est arrivée à Saint-Étienne en 2008, nommée enseignante en Sciences physiques en classes préparatoires au lycée Claude-Fauriel. Originaire de Normandie, Samuel est, lui, ingénieur en construction bois. Mais leur plus beau et grand défi, c’est de s’astreindre à une dizaine de séances d’entraînement par semaine pour Nadia et cinq à huit pour Samuel, tout en parvenant à élever quatre enfants ; une gageure quotidienne dans un environnement naturel que ces Stéphanois d’adoption savourent.

Association ASMSE Tri 42 

23 rue des Hauts-de-Terrenoire
Tel: 06 82 96 21 59