Tribunes libres - Novembre 2017



MAJORITÉ MUNICIPALE 

Immobilier : la renaissance ! 
Enfin ! Après quasiment une décennie de récession, le marché immobilier stéphanois reprend des couleurs, que ce soit dans le neuf, dans l’ancien, pour les surfaces commerciales ou encore en matière de bureaux. L’année 2016 avait déjà montré des signes encourageants de reprise, 2017 confirme largement la tendance, les chiffres le montrent et les professionnels de l’immobilier en témoignent. En effet, en seulement un an, le nombre de transactions immobilières a presque doublé dans la ville, dans le même temps certains secteurs ont vu le prix au m2 augmenter jusqu’à plus de 10 %.
Les délais de commercialisation des programmes neufs ont été divisés par deux, les retraits et désistements se font de plus en plus rares. Les investisseurs ne s’y trompent pas. Signe de cette attractivité résidentielle retrouvée, l’appel à candidatures pour la construction de logements sur le terrain de l’ancienne friche « Le Progrès » a attiré une dizaine de promoteurs ! C’est une bonne nouvelle pour notre ville dont le nombre d’habitants cesse enfin de diminuer, c’est surtout la preuve que notre politique en matière d’urbanisme et de logements porte ses fruits. Les nombreuses démolitions de friches et îlots vétustes (2,5 hectares en 2016 et 3 hectares en 2017 à travers 21 opérations réparties sur 12 quartiers différents) ont permis d’aérer le tissu urbain et de changer l’image de notre ville.
L’effort consenti pour l’amélioration de l’habitat ancien, aussi bien public que privé, participe également à renforcer la qualité des logements et donc à les rendre plus attractifs. Enfin, le développement de l’habitat individuel est un véritable succès puisque l’ensemble des lotissements annoncés au début de notre mandat sont sortis de terre ou sont sur le point de l’être.
Plus largement, la relance de l’immobilier est le fruit de notre détermination pour faire de Saint-Étienne une ville plus propre, plus sûre et plus agréable à vivre.
Jean-Pierre Berger Groupe Provoquons l’Avenir !
 

MAJORITÉ MUNICIPALE 

Une Comète à Saint-Étienne 
Le départ du Centre dramatique national La Comédie à la Plaine Achille permet de complètement réhabiliter les locaux laissés vacants avenue Émile-Loubet.
Plus de 7 millions d’euros sont investis dans ce site emblématique à qui la municipalité s’était promis de donner une nouvelle jeunesse.
La création artistique continuera d’y avoir toute sa place. La métamorphose de ce pôle de la culture permettra une ouverture au plus grand nombre, pour maintenir dans les lieux une tradition culturelle par une valorisation de la pratique amateur et de l’émergence dans le spectacle vivant, tout en lui donnant une dimension populaire et associative. La restructuration du bâtiment intègre cette volonté d’ouverture sur l’extérieur et donc amène plus de luminosité dans le hall d’accueil où sera installé en son cœur un Espace info jeunes qui devrait attirer plus de 20 000 jeunes par an.
Les installations seront développées et améliorées et les horaires d’ouverture allongés pour permettre une totale appropriation par les habitants, notamment ceux de Tarentaize-Beaubrun. Ce lien avec le quartier et son histoire se retrouve également dans le choix des nouveaux noms par le public et par le Conseil Consultatif des Arts et de la Culture (CCAC).
Ainsi l’ensemble du site se nommera La Comète et la grande salle de 650 places s’appellera désormais Le Panassa, du nom historique du quartier. Cette salle prendra notamment la suite de la salle Jeanne d’Arc pour accueillir les manifestations festives des associations dans l’esprit de Jean Dasté. Pendant les travaux, qui devraient durer jusqu’en 2019, la salle de spectacle l’Usine restera ouverte.
Marc Chassaubéné, Hélène Pibarot, Fabienne Perrin, Georges Stec, Corinne L’Harmet Odin, Jean-Jacques Pauzon 
Groupe Provoquons l’Avenir !
 
 

MAJORITÉ MUNICIPALE 

Ça grimpe à Saint-Étienne !
À Saint-Étienne, terre de sports et théâtre de la passion sportive, se déroulent chaque semaine de grandes et belles manifestations ! Dans quelques jours maintenant aura ainsi lieu le Championnat d’Europe cadet d’escalade combiné, compétition européenne qui affirme un petit peu plus la ville en tant que place forte de l’escalade hexagonale.
C’est au gymnase Jean-Gachet, situé à Jacquard, que se rencontreront les jeunes compétiteurs.
Avec en ligne de mire les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 : ce sera en effet la première compétition test au monde à se dérouler selon le format olympique. Dans le même temps, il s’agira également d’une étape sélective nationale destinée à détecter les grimpeuses et grimpeurs français les plus polyvalents, susceptibles d’intégrer la préparation olympique pour les JO de la jeunesse (juniors) de Buenos Aires en 2018. L’accueil de cette prestigieuse compétition par Saint-Étienne démontre toute la réussite de notre politique sportive volontariste, qui comprend comme axes cardinaux l’installation de nouveaux équipements de qualité ainsi que l’accueil de grands événements. Ces grandes messes sportives participent au rayonnement de notre ville et permettent de mettre en lumière notre dense tissu associatif sportif. Tout le monde se rappelle avec plaisir par exemple la liesse de l’Euro-2016 ! Au-delà des retombées directes liées à une meilleure visibilité de l’escalade auprès des Stéphanois, nous retiendrons que l’accueil de cette compétition démontre notre capacité à nous inscrire dans la préparation des Jeux Olympiques de 2024 à Paris. Parce que cet événement international concernera l’ensemble de notre territoire, Saint-Étienne sera au rendez-vous de toutes les équipes qui souhaiteront s’entraîner dans nos nombreux équipements modernes, aux normes internationales et conformes aux exigences olympiques. Nous souhaitons bonne chance à nos athlètes ! Brigitte Masson Jacques Phrommala Groupe Provoquons l’Avenir !
 

MAJORITÉ MUNICIPALE 

Grande Usine Créative : Saint-Étienne soutient la création d’entreprises 
L’inauguration de la Grande Usine Créative marque une nouvelle étape pour le développement de la FrenchTech/DesignTech stéphanoise. Ce programme immobilier, quasi entièrement commercialisé, témoigne de la vitalité du vivier de start-up présent à Saint-Étienne. Ce sont plus de 2 500 m2 que nous venons d’aménager dans les anciens bâtiments de la Manufacture, au cœur du quartier créatif, afin de renforcer le dispositif proposé par la Métropole de Saint-Étienne.
Ainsi, ce nouveau programme va permettre d’accueillir 50 entreprises supplémentaires.
Avec le Bâtiment des Hautes Technologies, le Mixeur et maintenant la Grande Usine Créative, nous sommes en capacité de proposer un parcours résidentiel et une offre de services attractive pour les jeunes entreprises. Au total plus de 150 start-up seront présentes dans le quartier créatif totalisant environ 350 emplois dans les domaines du numérique, design et new manufacturing.
Ce projet a vu le jour grâce à un partenariat fructueux et inédit avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), concrétisé par la création d’une foncière capable de porter le développement d’un immobilier spécifique, dédié aux entreprises créatives et innovantes. Ce sont près de 12 millions d’euros qui ont été investis pour l’innovation, la création d’entreprises et donc la création d’emplois. Nous pouvons envisager l’avenir avec optimisme pour ce quartier dont l’attractivité ne se dément pas.
L’objectif est de constituer un écosystème complet autour du développement économique afin de faciliter les passerelles entre l’enseignement et l’entrepreneuriat dans un environnement propice aux échanges et en pleine mutation urbaine.
L’ouverture de la Grande Usine Créative est une nouvelle démonstration du dynamisme retrouvé de notre ville et c’est loin d’être terminé...
Denis Chambe Groupe 
Provoquons l’Avenir !
 

MAJORITÉ MUNICIPALE 

Une qualité de ville pour une qualité de vie 
L’équipe de la majorité municipale œuvre depuis 2014 en collaboration étroite avec l’ensemble des agents dans le sens d’un grand soin accordé à l’entretien et à la beauté de notre ville. L’image qu’elle renvoie doit être une fierté pour l’ensemble des habitants car elle définit également notre niveau d’attractivité.
Rendre la ville plus agréable à vivre passe aussi par la réalisation d’importants travaux d’aménagements dans nos quartiers : la dalle du Forum à Montreynaud, la Place Bellevue ou encore la rénovation de l’éclairage public rue Michelet.
Mais cette ambition passe aussi par l’attention que nous portons aux jardins et aux squares comme la récente installation de nouveaux jeux pour enfants place Jean-Jaurès ou encore le réaménagement du jardin Préher.
L’ensemble de ces travaux d’aménagements témoignent de la vitalité de notre ville et des efforts qui sont réalisés pour, sans cesse, répondre aux besoins des habitants. L’objectif de la majorité municipale est de rendre nos lieux de vie plus beaux, plus pratiques et plus accessibles encore. Nous sommes extrêmement attentifs et vigilants aux désagréments que peuvent parfois générer ces travaux dans votre quotidien.
Aussi, c’est pour cette raison que des lettres d’informations sont diffusées aux riverains avant chaque intervention accompagnées de panneaux de travaux sur la voie publique. Par ailleurs, chacun peut signaler des dysfonctionnements via l’application mobile MobiliSÉ ou encore en composant le numéro de la plateforme Saint-Étienne Bonjour au 04 77 48 77 48.
La majorité municipale a fait de la tranquillité publique sa priorité.
Aussi, nous veillons chaque jour à ce que tous les quartiers puissent vivre en harmonie dans un équilibre parfois difficile à trouver entre événements, animations, et vitalité économique. Embellir notre cadre de vie nous permet également d’agir contre les incivilités car le respect de tout un chacun commence sur l’espace public.
Pascale Lacour 
Groupe Provoquons l’Avenir !
 

MAJORITÉ MUNICIPALE 

Sécurité : renforcer la coopération 
La sécurité est une liberté fondamentale et la première des solidarités. Les menaces auxquelles notre pays fait face nécessitent de la part des pouvoirs publics la plus grande vigilance et nous obligent à repenser nos modalités de collaboration. Dans cette perspective, la coproduction de la sécurité doit pouvoir passer par une collaboration étroite entre les forces de police nationale et municipale afin de réagir plus efficacement dans les situations d’urgence. Cette solidarité doit pouvoir s’exprimer de manière concrète sur le terrain lorsque l’ensemble de nos forces de sécurité sont mobilisées ; c’est exactement l’objet de la nouvelle convention qui lie la police nationale et municipale. En effet, cette dernière permet désormais à la police municipale d’avoir accès aux transmissions radios du ministère de l’Intérieur pour une meilleure coopération et une efficacité renforcée. Ce terminal de communication sécurisé de l’État pour faciliter les échanges opérationnels sera installé dans la salle de commandement de police municipale. Cette nouvelle convention s’inscrit de manière plus globale dans l’effort mené par la municipalité pour prendre toutes les dispositions possibles, à son échelle, permettant d’assurer la sécurité des Stéphanois et améliorer leur cadre de vie.
Cependant, gardons à l’esprit que la mission première de la police municipale est d’assurer la tranquillité publique et que les missions d’interventions pour le maintien et le rétablissement de l’ordre public relèvent de la responsabilité de la police nationale. Les sanctions infligées relèvent, quant à elles, de la justice. Plutôt que de prendre la direction d’une extension des compétences, il faut oeuvrer dans le sens d’une coproduction de la sécurité. C’est exactement le sens de cette démarche tout comme la mise en place de travaux d’intérêt général que nous avons pilotée avec le procureur de la République ou encore la convention de coopération que nous avions signée avec la police nationale dès 2015.
Claude Liogier, Charles Dallara 
Groupe Provoquons l’Avenir !
 

SAINT-ÉTIENNE L’AVENIR ENSEMBLE 

Vive la Comédie ! 
Dans son écrin de métal, dans le quartier de la Plaine Achille désormais tourné vers la culture, près de la Cité du Design, du Fil et du Parc François-Mitterrand, la nouvelle Comédie de SaintÉtienne est superbe ! Si cet emplacement n’a pas toujours fait l’unanimité, on peut constater que la reconversion du bâtiment industriel « La Stéphanoise », ancienne usine de machine-outils, est parfaitement réussie : le bâtiment a pu garder les traces de son passé industriel, cher à notre ville.
Le Centre dramatique National, créé par Jean Dasté en 1947, retrouve ainsi un nouvel espace accueillant et de qualité. Au fil des années, l’ancien théâtre était devenu inadapté : l’accessibilité n’était pas aux normes, l’espace manquait, notamment pour la répétition des spectacles.
Il s’est donc agi de prendre une décision courageuse et audacieuse, afin de proposer la construction d’une « nouvelle » Comédie, pour permettre à son équipe de disposer d’un outil de travail adapté à ses ambitions artistiques et culturelles.
Pour autant, nous souhaitons aussi que ne soient pas oubliés les espaces culturels de proximité pour limiter la fracture culturelle et permettre à tous de partager le plaisir de spectacles de qualité.
Aussi, nous serons très vigilants quant au devenir de l’ex-site de la Comédie, qui jouait un rôle important dans le quartier de Beaubrun.
Des travaux de réhabilitation du bâtiment viennent de s’engager, en vue d’en faire un véritable pôle de la culture pour tous qui hébergera à l’avenir de nombreuses associations. Sur le papier, l’ambition est belle et mérite d’être soutenue. Mais c’est le résultat qu’il faudra juger.
Rendez-vous en 2020 ! 
Myriam Ulmer et Pierrick Courbon
 

GROUPE SAINT-ÉTIENNE EN MARCHE 

3e ligne de tram : l’éléphant blanc de M.Perdriau
Si nous revenons, encore une fois, sur cette question de la 3e ligne de tram, c’est pour alerter sur les incohérences concrètes du projet tel qu’il est annoncé par M.Perdriau.
On a vu, en Espagne, des villes construire des aéroports qui n’ont jamais accueilli un avion, ailleurs des gares sans voyageurs. Après la terrible crise financière de 2008, beaucoup pensaient que ce type de gabegie municipale appartenait définitivement au passé...
Et bien non ! À Saint-Étienne, M. Perdriau a décidé seul de construire une 3e ligne de tram inutile, qui plombera les finances de la Ville et de la Métropole pendant des années. Comme si notre territoire, dont les finances avaient été redressées de 2008 à 2014, avait besoin de ça.
Mais “l’éléphant blanc” de M. Perdriau fait encore pire : il ampute, en plus, une ligne existante qui fonctionnait bien, la ligne T2 entre Châteaucreux et l’Hôpital Nord.
Car il faut bien que chacun comprenne que cette ligne sera interrompue au niveau de la Cité du Design, avec à ce niveau des trams qui repartiront dans l’autre sens ! Voyageurs de la gare ou du secteur Fauriel, dites-le vous bien, la mairie vous demande de faire le tour du nord-est de la ville si vous voulez vous rendre en tram à la Terrasse, au musée d’Art Moderne ou à l’Hôpital Nord ! Vous aurez l’avantage de perdre 10 minutes et, en plus, d’éviter le centre-ville, véritablement sacrifié par toutes les décisions du maire depuis 2014.
Une décision incroyable qui marquera et qu’il faudra assumer le moment venu !
Groupe Saint-Étienne En Marche

 

SAINT-ÉTIENNE GROUPE COMMUNISTE 

A45, rien de fait 
En effet, au moment où nous écrivons, rien n’est joué ni dans un sens ni dans l’autre dans ce dossier qui fait débat depuis de nombreuses années. Après l’avis favorable du Conseil d’État sur le montage financier et sa compatibilité avec la déclaration d’utilité publique, le Premier ministre a émis fin septembre des doutes, confirmés le 11 octobre par l’annonce de la ministre des Transports du report de la décision du gouvernement sur cette infrastructure autoroutière. Le coût serait un frein. Il est clair que nous avons besoin d’un nouvel axe de transport autoroutier entre Saint-Étienne et Lyon et qu’il faut transformer l’A47 en boulevard urbain pour préserver la santé et la sécurité des habitants de la vallée du Gier et des usagers.
Ce qui nous pose problème, c’est le financement de ce projet payé au prix fort par le contribuable taxé plusieurs fois, par SaintÉtienne Métropole, le Conseil départemental, la Région et l’État, avec cette autoroute qui détruit des terres agricoles, aggrave le réchauffement climatique et ne sera pas rentable. Car qui va payer 10 euros pour l’emprunter ? Il fait le bonheur du concessionnaire Vinci en lui offrant un cadeau juteux en retour sur investissement.
Pour les communistes, si cette autoroute devait voir le jour, cela doit être avec un financement 100 % public pour un usage d’intérêt collectif. Le maire de Saint-Étienne et président de Saint-Étienne Métropole a tort de rester sourd à la contestation des nombreux habitants de la Métropole. Dans l’éditorial du magazine d’octobre, il appelle à la « mobilisation générale » pour l’A45, relatant ses interventions auprès du gouvernement sans faire la moindre allusion aux arguments des détracteurs du projet. Les élues communistes portent des exigences fortes pour une nouvelle infrastructure autoroutière de haute qualité sociale et écologique gratuite, et par ailleurs pour que soient développées les alternatives à la route (SNCF).
Les élues communistes M.Bianchin et MH.Thomas 
groupecommunistesainte 42@gmail.com
 

SAINT-ÉTIENNE EN MIEUX 

A45 : bientôt l’épilogue ? 
Notre groupe a toujours affirmé son opposition au projet de l’A45.
En cette fin d’année, nous avons bon espoir qu’un terme définitif soit enfin mis à ce projet du passé.
Pour mémoire, on peut dire que cette autoroute payante (10 euros l’aller-retour) ne résoudra pas le problème du temps de trajet puisque son arrivée sur Lyon ne fera qu’engorger un peu plus les actuels « bouchons ». Rappelons aussi que ce sont les contribuables qui vont devoir payer les deux tiers de sa construction (évaluée de 1,2 à 2 milliards d’euros). Enfin, l’A45 va « coûter » 500 hectares de terres agricoles dont bon nombre d’exploitations bio.
La ministre des Transports a reçu de nombreux élus du Rhône, de la Loire et de la Haute-Loire au mois d’octobre. Partisans et détracteurs de cette autoroute ont donc pu exposer leurs points de vue. La ministre a cependant rappelé que tous les grands projets d’infrastructures font l’objet d’une pause depuis le 1er juillet et que l’A45 allait être étudiée dans le cadre des assises nationales de la mobilité. Enfin, c’est en début d’année que nous connaîtrons le devenir définitif de ce projet car la loi de programmation fixera les investissements à réaliser pendant le quinquennat.
D’après ces éléments, on peut penser que cette autoroute ne devrait pas voir le jour.
Notre groupe appelle donc tous les élus et décideurs qui souhaitent travailler à l’amélioration des transports entre Saint-Étienne et Lyon à gagner du temps en se mettant dès aujourd’hui au travail pour la mise en place effective d’alternatives pour tous, particuliers comme professionnels.
On ne peut pas provoquer l’avenir avec des projets du passé. Des solutions innovantes peuvent être trouvées mais elles ne passent certainement pas par le développement continu du nombre de voitures sur les routes ni par la destruction des terres agricoles.
Olivier LONGEON Stéphanie MOREAU

 

SAINT-ÉTIENNE BLEU MARINE, FRONT NATIONAL 

Encore une couche...
... au millefeuille administratif : à compter du 1er janvier 2018, la communauté urbaine de Saint-Étienne devient métropole, «établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre».
En réalité, le statut de métropole, créé en 2010, est très récent. Et en 2017, la loi assouplit les conditions de constitution d’une métropole, ce qui permet à Saint-Étienne d’y accéder. Ainsi, en 2018, la France comptera 19 métropoles de droit commun et 3 métropoles à statut particulier. Encore une étape dans l’éloignement des usagers et des prises de décision, car bien sûr, les métropoles ont des compétences élargies par rapport aux communautés urbaines.
Elles exercent de plein droit les compétences dans des domaines comme le développement et l’aménagement économique, social et culturel, la politique locale de l’habitat, la politique de la Ville, l’environnement et la politique du cadre de vie. Nous sommes donc bien en marche vers les länders à l’allemande, et ça ne s’arrête pas là car la prochaine étape sera de s’accorder avec le Conseil départemental de la Loire pour opérer le transfert de certaines autres compétences (route, tourisme, collège...) .
À cela s’ajoute la baisse des dotations de l’État de 300 millions d’euros en 2017 avec une réduction planifiée de 13 milliards des dépenses de fonctionnement des collectivités locales d’ici à 2022, soit une réduction de 3,2 milliards par an (dix fois plus que l’effort demandé en 2017).
Les collectivités territoriales représentent environ 20 % des dépenses de l’État et comptent 580 000 élus répartis dans un millefeuille administratif peu efficace, ce qui n’empêche pas l’État et les régions de déléguer certaines de leurs compétences comme dans les domaines du logement ou de la gestion de grands équipements, malgré les tensions croissantes entre les collectivités et le pouvoir central.
À ce millefeuille s’ajoute donc un casse-tête budgétaire... pas prêt de se résoudre ! 
Groupe Saint-Étienne Bleu Marine
 

GROUPE DIVERS GAUCHE 

Nouveaux centres commerciaux : un non-sens absolu !
Si les centres commerciaux constituent un élément incontournable au sein de l’agglomération, leur prolifération peut constituer un danger grave pour la diversité de l’activité commerciale. Et c’est hélas ce qui est en train de se passer.
À la création de la zone commerciale Steel à la périphérie de Saint-Étienne, à celle d’une vingtaine de boutiques au centre commercial Casino, s’ajoute désormais l’implantation d’une nouvelle entité commerciale à Andrézieux-Bouthéon ainsi qu’ à la Fouillouse ! Ces implantations vont avoir des conséquences terribles pour la concurrence parce qu’elles vont associer sur un même lieu consommation et divertissement pour les visiteurs, qui en deviennent quasi « captifs ».
Nombreux sont les Stéphanois qui ont déjà regretté la décision de la collectivité de porter l’implantation de la zone Steel parce qu’elle faisait concurrence directe aux commerces du centre-ville. Nous regrettons donc amèrement que l’erreur se répète car la zone de chalandise (nombre de consommateurs potentiels) n’est pas extensible et déjà largement pourvue en commerces de même nature.
En l’occurrence, le maire de Saint-Étienne nous semble avoir pris une décision à courte vue.
Avec cette question : l’a-t-il prise en s’appuyant sur une étude sérieuse et objective ? Certes, ces centres commerciaux créent des emplois à court terme mais sur le long terme, a-t-on mesuré le nombre d’emplois qui risquent de disparaître ? Depuis des années, le maire dit vouloir redynamiser le centreville.
En validant ces créations de centres commerciaux, comme ces collègues d’autres villes, il fait hélas le contraire. Des enseignes vont disparaître, d’autres péricliter et la diversité des activités va s’en trouver durablement affectée, avec comme ultime conséquence la déshérence du cœur de ville.
Triste perspective que je ne cesserai de dénoncer ! 
André Friedenberg