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Quels sont les facteurs qui peuvent influencer notre santé ?
La santé dépend de plusieurs facteurs et pas seulement de la lutte contre la maladie. Aujourd’hui, la santé n’est pas seulement l’absence de maladie, c'est le résultat des interactions entre l’individu et son milieu. Ainsi, les déterminants de la santé ont un rôle fondamental dans le fait d’être en bonne ou en mauvaise santé.
Voici les principaux déterminants et leurs influences (positive ou négative) sur la santé :

Agir avant la maladie : c’est la prévenir et la dépister avant les premiers symptômes. La prévention et le dépistage sont deux axes forts pour lutter contre les cancers.
Il existe actuellement deux modes de dépistage :
Dépister permet de diagnostiquer tôt, donc de mieux soigner, d’obtenir ainsi plus de guérisons et de limiter les séquelles liées aux traitements.
Les cancers accessibles à un dépistage précoce ou évitables par le dépistage de lésions pouvant évoluer vers un cancer sont :
Des campagnes de dépistage sont organisées sur tout le territoire pour les cancers colorectaux, du sein et du col de l’utérus.
Le tabac est de loin le principal facteur de risque évitable de cancer.
En France, il est responsable d’environ 47 000 décès par cancer tous les ans.
L'alcool est un cancérigène certain.
Plus de 16 000 décès par cancer sont imputables à l’alcool.
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquemment associé à la consommation d’alcool.
Manger mieux, c'est aussi prévenir le risque de certains cancers !
Limiter la viande rouge, les charcuteries, les « fast food », les boissons sucrées. Il faut privilégier les céréales, les légumes secs et consommer au moins 5 fruits et légumes par jour.
Toute activité physique d’au moins 30 minutes par jour diminue le risque de nombreuses maladies chroniques et en particulier le risque de cancer.
Manger mieux et bouger plus c’est aussi limiter le surpoids qui est aussi un autre facteur de risque de cancer !
Certaines infections peuvent provoquer des cancers !
Il faut donc les éviter en dépistant ces agents infectieux et promouvoir la vaccination contre certains d’entre eux lorsqu’un vaccin existe.

Le cancer est la première cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme.

Le nombre estimé de nouveaux cas de cancer en 2018 est de 382 000 (54 % des cas sont masculins, 46 % féminins) et celui de décès par cancer à 157 400 (57 % chez l’homme, 43 % chez la femme).

Tous sexes confondus, depuis 2004 le cancer est la première cause de mortalité prématurée en France, devant les maladies cardiovasculaires.

Les cancers de l'enfant sont plus fréquents chez les garçons que chez les filles et sont rarement héréditaires.
Agir pendant le cancer, c’est accompagner les personnes malades et leurs proches c’est aider les professionnels de santé.
On constate aujourd'hui que dans bien des cas, les professionnels de ville ont des difficultés à assurer une prise en charge optimale. Les raisons sont nombreuses :
Il est nécessaire de promouvoir une organisation coordonnée d’interventions pluridisciplinaires pour éviter les ruptures dans le parcours de soin tout en améliorant le confort de vie des personnes malades !
Par définition, la personne atteinte d’un cancer (comme d‘ailleurs la plupart des personnes malades), n’est pas vraiment familiarisée avec le système de santé et son fonctionnement.
De la sorte, le parcours de soins des personnes malades du cancer peut s’apparenter à un véritable parcours du combattant. Celui-ci peut s’avérer long, chaotique et générateur d’angoisse.
Il est donc nécessaire de mettre en place des actions pour aider toutes ces personnes à surmonter les difficultés qui peuvent se présenter. Ces difficultés peuvent être liées aux conséquences physiques, psychologiques de la maladie et/ou des traitements. Elles peuvent être aussi en lien avec l’organisation des soins et de la prise en charge.
C’est retrouver une vie sociale, c’est permettre le retour à l’emploi.
Être atteint du cancer s’accompagne de difficultés familiales, sociales, professionnelles ou économiques.
Le cancer est une maladie qui désocialise très souvent et c’est encore plus vrai lorsqu’il survient chez des personnes déjà en situation de précarité.
À la fin du traitement, dans la phase de rémission, celui ou celle qui est malade se retrouve souvent affaibli, souvent stigmatisé. Un véritable risque de discrimination ou de ségrégation dans sa vie sociale et professionnelle est possible.
Être présent, écouter et aider les plus fragiles à retrouver leur place dans la société des bien-portants relève de notre responsabilité collective.