Je me réjouis que le ministre chargé de l’Industrie et de l’Energie, Marc Ferracci, ait fait le choix de venir à Saint-Etienne visiter cette belle et séculaire entreprise stéphanoise qu’est Verney-Carron, qui porte haut les couleurs de l’industrie de l’armement en France.
C’est d’autant plus une satisfaction que nous nous sommes fortement mobilisés, avec l’équipe municipale, aux côtés des dirigeants, des salariés et de leurs représentants, afin de maintenir à Saint-Etienne l’activité et les emplois de Verney-Carron, qui avait été placée en redressement judiciaire en février dernier.
La mobilisation collective avec les dirigeants, les salariés et leurs représentants, les acteurs locaux, n’aura pas été vaine, et aujourd’hui Verney-Carron, reprise par le groupe Rivolier, poursuit son activité à Saint-Etienne. J’en suis heureux.
Lors de la venue, ce jour, du ministre de l’industrie et de l’Energie, à Saint-Etienne, j’ai tenu à lui remettre directement un courrier, afin de le sensibiliser encore davantage, concernant la situation de la société Novasco, sidérurgiste, issu de la reprise d’Ascométal, comptant 800 salariés en France dont une quarantaine sur leur site du Marais à Saint-Etienne.
Ayant dû faire face à une accumulation de difficultés opérationnelles, Novasco a été placée en redressement judiciaire le 11 août dernier.
Il y a urgence à trouver des solutions puisque la date limite de dépôt des projets potentiels de reprise a été fixée au 5 septembre prochain. C’est la raison pour laquelle, face à ce délai extrêmement court, j’ai demandé au ministre, un soutien au plus haut niveau de l’Etat, pour l’octroi d’une aide publique exceptionnelle à hauteur de 10 millions d’euros en faveur de Novasco, afin de prolonger la période d’observation et éviter ainsi une liquidation judiciaire précipitée et prématurée.
Il est vital de donner un temps supplémentaire pour que les repreneurs potentiels puissent formaliser leurs offres. Le ministre m’a confirmé que les services de l’Etat étudiaient la situation de l’entreprise et qu’il regarderait rapidement et personnellement ce dossier au sein de son ministère qu’il avait qualifié « d’organe de combat ».
Ensemble nous devons être particulièrement attentifs à ce type de situations qui peuvent être génératrices de catastrophes économiques, sociales et humaines.
C’est le message que j’ai souhaité faire passer au ministre de l’Industrie et de l’Energie lors de sa venue aujourd’hui à Saint-Etienne.