Octobre 2026 : Tribunes libres

La rubrique Tribunes libres est ouverte aux groupes politiques du conseil municipal. Ces textes, ainsi que toute autre forme de communication externe, n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

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Groupe de la Majorité Municipale

Saint-Étienne Demain

Affaire Perdriau : la Justice reconnaît enfin tous les préjudices subis par notre ville

La Cour d’appel de Lyon a confirmé jeudi 10 septembre la condamnation de Gaël Perdriau et de ses complices dans l’affaire du chantage à la vidéo intime. 

Pour les victimes, au premier rang desquelles Gilles Artigues et sa famille, cette nouvelle décision représente une reconnaissance fondamentale. 

La Ville de Saint-Étienne est enfin reconnue pleinement comme victime, et ce, à plusieurs titres. C’est par le détournement de deux subventions municipales de 20 000 euros chacune, versées via les associations AGAP et France-Lettonie, que la vidéo avait été financée. La Justice a ainsi condamné ces associations à verser chacune 20 000 euros à notre Ville en réparation du détournement de fonds publics. Elle sanctionne aussi le préjudice matériel subi en condamnant l’ancien maire et ses associés à restituer les 40 000 euros détournés. Le jugement de première instance avait reconnu un préjudice d’image et un préjudice moral, à hauteur de 20 000 euros chacun : ceux-ci ont été portés à 25 000 euros chacun. Contestée par Gaël Perdriau, la prise en charge de la défense de Gilles Artigues par la Ville au titre de la protection fonctionnelle devra bel et bien être remboursée par les condamnés, à hauteur de 340 800 euros. 

L’action déterminée du nouvel avocat que nous avons choisi pour cette seconde instance, Me Baptiste Bonnet, a permis que la réparation due à Saint-Étienne soit enfin complète. Il agira à nos côtés pour que la Ville recouvre l’ensemble de ces sommes. Et, comme nous nous y étions engagés, chaque euro des subventions détournées ainsi récupéré sera réinvesti dans le soutien à notre vie associative.

Isabelle DUMESTRE, Adjointe en charge du personnel municipal, du dialogue social, des affaires juridiques, et du patrimoine municipal, et les membres du groupe « Saint-Étienne Demain »

17 octobre : refuser la misère, agir contre la pauvreté

Le 17 octobre, Saint-Étienne prendra toute sa part à la Journée mondiale du refus de la misère. Devant la Comète, associations, citoyens, bénévoles et personnes directement concernées se retrouveront autour d’une conviction simple : la pauvreté n’est pas une fatalité et la dignité ne se négocie pas. 

Cette journée doit d’abord être celle de la parole des personnes qui vivent la précarité. Car lutter efficacement contre la pauvreté suppose de ne pas décider à la place de celles et ceux qui la subissent, mais de construire avec eux les réponses dont ils ont besoin. 

À Saint-Étienne, nous voulons faire de la lutte contre la pauvreté une priorité de ce mandat. Dans une ville où trop de familles doivent encore arbitrer entre se nourrir, se soigner, se chauffer ou se déplacer, les élus locaux ont la responsabilité d’agir. Nous le ferons en facilitant l’accès aux droits et aux services publics, en soutenant les solidarités et le monde associatif, et en développant des réponses concrètes face aux difficultés du quotidien. 

Mais agir contre la pauvreté, ce n’est pas seulement en atténuer les conséquences. C’est aussi combattre les inégalités qui la produisent et refuser qu'elle devienne une réalité à laquelle nous finirions collectivement par nous habituer. 

Le 17 octobre est une journée de mobilisation. Pour nous, élus de la majorité municipale, ce combat doit se poursuivre les 364 autres jours de l’année, aux côtés des associations, des professionnels, des bénévoles et surtout des Stéphanoises et Stéphanois concernés. Refuser la misère, c’est faire de la solidarité un choix politique et de la dignité un droit pour toutes et tous. 

Johann CESA, Adjoint chargé de l’action sociale, de la lutte contre la pauvreté et de l’accès aux services publics, et les membres du groupe « Saint-Étienne Demain »

12 500 visiteurs au WEVA : une affluence record qui en dit long sur l’amour des Stéphanois pour la vie associative

Pendant deux jours, au Parc Expo, ce sont 280 associations qui se sont réunies autour du sport, de la santé, de la culture et des cultures du monde, mais aussi de la citoyenneté, de la solidarité et du développement durable. Il y a tant à faire, presque tout à faire au WEVA. En parcourant les stands, le constat s’impose : les associations nous accompagnent à toutes les étapes de la vie. Nous leur devons beaucoup ! 

En plus d’être un moment convivial, le WEVA convainc chaque année des Stéphanois de reprendre une activité physique en découvrant, par exemple, des pratiques plus inclusives et accessibles. Notre engagement en faveur du sport-santé est aussi de valoriser ces clubs qui nous rappellent que le sport, c’est du lien, de la santé et que ça se pratique à tous les âges ! 

Ce week-end permet aussi de rencontrer des associations engagées. Dans la lutte contre les inégalités comme dans l’accélération de la transition vers un monde plus durable, nous voulons garantir leurs libertés, dans une période où elles sont plus que jamais attaquées. Car nous savons qu’elles participent grandement à faire vivre la démocratie. 

Nous en avons aussi profité pour rappeler nos engagements à privilégier les financements pluriannuels afin de réduire la logique d’appel à projets, qui crée de l’incertitude budgétaire. Nous supprimerons également la taxe d’habitation des associations qui y sont encore assujetties. 

Nous avons également rappelé notre volonté de certifier les compétences acquises grâce au bénévolat parce que le bénévolat n’est pas seulement utile aux autres : il doit aussi être utile à celui qui s’engage. 

Les associations doivent être soutenues tout au long de l’année pour qu’elles continuent de changer nos vies, changer notre ville.

Agents de la ville, bénévoles, à tous, merci ! 

Karim BEN YOUNES, Adjoint en charge de la vie associative et du bénévolat, de l’inclusion et de la sobriété numériques, et les membres du groupe « Saint-Étienne Demain » 

 

Les membres du groupe « Saint-Étienne Demain » : 
Aurélie ADAMSKI, Philippe BANC, Yannis BEKHTI, Karim BEN YOUNES, Mehdi BENHAMMOUDA, Keziban BOLAT, Badr BOUKHRISSI, Sandrine BRAZ, Laure BRUHAT, Johann CESA, Alexandre CHARROIN, Aurélie CHENE, Pierrick COURBON, Daniel DAMART, Isabelle DUMESTRE, Justine FEVRE, Marie-Noëlle JANISSET, Régis JUANICO, Christine MASSARD, Hubert MORENVILLEZ, Anaclet NGAMENI, Ali RASFI, Françoise ROCHE-ELMI, Olivier THOURET, Myriam ULMER, Laëtitia VALENTIN, Sébastien VACHER.

Groupe écologiste et social

Soudain l’été dernier… la canicule.

Souvenez-vous : on a eu chaud, très chaud. Mais combien de temps les trop nombreux épisodes caniculaires de cet été resteront-ils dans les mémoires ? Seront-ils seulement évoqués dans les prochains mois lors des débats pour l’élection présidentielle ou seront-ils oubliés, tus, voire niés ? 

La gravité de la situation que nous avons vécue n’empêchera pas les plus populistes de remettre en cause les vérités scientifiques. Cela n’empêchera pas les plus libéraux de minimiser les impacts subis, et de promettre des solutions technologiques performantes qui vont, croyez-les, résoudre le réchauffement climatique. 

Les écologistes alertent et proposent des solutions depuis plusieurs décennies. 

Nous ne sommes plus dans les années 70 du siècle dernier et il est aujourd’hui trop tard pour empêcher le réchauffement global et toutes les perturbations climatiques à venir. Par contre il va être de plus en plus difficile d’être « climatosceptique » en France. Même le Ministère de la transition écologique estime que « les effets du réchauffement climatique sont déjà à l’œuvre en France ».

Aujourd’hui nous devons nous adapter aux conséquences du réchauffement, pour en atténuer ses effets, tout en réduisant enfin nos émissions de gaz à effet de serre, à commencer par le dioxyde de carbone.

L’enjeu est primordial : il s’agit de garder notre planète habitable, car il n’y a pas de Planète B. 

Mais cet objectif demande de revoir nombre de nos habitudes. C’est la transition écologique, qui concerne entre autres la façon de construire nos villes, de vivre avec le reste du vivant ou encore de consommer. 

À Saint-Étienne les élu·es du groupe écologiste et social sont en charge, notamment, de la transition écologique avec Julie Tokhi, de l’urbanisme durable avec Carole Timstit, de la biodiversité et la condition animale avec Jeyan Bichon ou encore de la commande publique responsable avec Léo Vergier. 

Dès le début de mandat nous avons lancé plusieurs chantiers sur ces thématiques. Un comité de pilotage « fortes chaleurs » a été installé début mai, avec notamment les acteurs de la santé, de l’école et des résidences de personnes âgées. 

Les canicules et les chaleurs extrêmes fragilisent d’abord les enfants et les aîné·es. Tout le monde a pu l'éprouver cet été dans son corps, son lieu de travail, son habitation ou ses lieux de loisirs. Saint-Étienne a du retard dans son adaptation au réchauffement climatique. 

Pour toutes et tous les Stéphanois·es, la ville et les services se sont mobilisés et ont mis en place des distributeurs d’eau pour nos évènements, expérimenté des systèmes de refroidissement dans les écoles primaires, revu les horaires des équipements publics, des parcs et des jardins, rendu les piscines gratuites, adapté les repas des cantines, etc. 

Non, les canicules de 2026 ne seront pas oubliées par vos élu·es. De nombreux projets sont à l’étude. Citons par exemple les 1 000 arbres qui seront plantés d’ici le printemps 2027, ou encore les fontaines publiques dont 60 % sont inutilisables : un plan de rénovation est à venir. Des solutions de rafraîchissement sont étudiées pour chaque espaces et bâtiments publics. La transition est en cours.

Les élu·es qui composent ce groupe déterminé à agir pour Saint-Étienne : Jeyan Bichon, Jean Duverger, Samuel Guitton, Louisa Hareb, Olivier Longeon, Zorha Merzouk, Liliane Rivaux, Ameline Shah, Carole Timstitt, Julie Tokhi et Léo Vergier.

Groupe Communiste et apparenté.es

La proximité au cœur de l’action

Saint-Étienne ne se résume pas à son Hôtel de Ville. Notre ville, ce sont aussi des quartiers, des rues, des écoles, des commerces et des habitantes et habitants qui vivent, travaillent et élèvent leurs enfants ici. 

De Terrenoire à Bellevue, de Côte-Chaude à Montreynaud, de Tarentaize au centre-ville, chaque quartier a ses spécificités. Et si les Stéphanoises et Stéphanois n’attendent pas toutes et tous les mêmes réponses, elles et ils ont en revanche une même exigence : que leur mairie soit présente, à l’écoute et attentive à leur quotidien. 

Depuis le début de ce nouveau mandat, plusieurs décisions fortes ont été prises. 

La gratuité des médiathèques, votée au mois de juin, permet désormais à tous les Stéphanoises et Stéphanois d’accéder librement à la culture. La gratuité des transports en commun, effective chaque samedi depuis la rentrée scolaire, facilite nos déplacements. 

Dans nos écoles, les travaux engagés durant l’été, les moyens supplémentaires annoncés ainsi que la prise en compte des enjeux climatiques avec une végétalisation progressive des cours d’école traduisent une priorité essentielle à nos yeux : offrir à nos enfants de meilleures conditions pour apprendre et grandir. 

Dans nos quartiers, la démocratie locale reprendra des couleurs ce mois-ci avec le redémarrage des conseils de quartiers qui seront officiellement installés. Ils permettront que les décisions partent du terrain en s’appuyant sur le vécu et l’expertise de ceux qui y vivent. 

Dans la ville et notamment dans les cimetières, le grand plan de végétalisation débutera dès la fin de l’année, avec pour objectif de faire de Saint-Etienne une ville adaptée au changement climatique. 

Il reste évidemment beaucoup à faire. 

Mais nous restons convaincus d’une chose : après plusieurs années de scandales, Saint-Etienne ne se relèvera pas grâce à de grands discours ou à des projets décidés d’en haut. Elle se construira concrètement collectivement, dans la proximité, la coopération et le partage.

Le groupe communiste et apparenté·es : Valérie Atif, Adrien Betou, Julien Ouguergouz, Nicole Sanchez, Damien Oliveras.

Groupe Retrouver Sainté !

La propreté appelle la propreté

La civilisation commence par la salubrité. L’accès à l’eau potable, l’assainissement et le tout-à-l’égout ont permis de faire reculer des maladies qui tuaient autrefois par milliers. Derrière des rues propres et entretenues, il n’y a donc pas seulement une question de confort, il y a l’une des premières conquêtes du progrès humain et social. 

A Saint-Étienne, garantir la propreté de l’espace public devrait être une priorité absolue. Pourtant, déchets abandonnés, encombrants, déjections, urine et crachats font désormais partie du quotidien des Stéphanois. Cette situation exaspère légitimement les habitants, pénalise les commerçants et donne de notre ville une image indigne de son histoire et de ses ambitions. 

Car la propreté appelle la propreté. Lorsqu’une rue est entretenue, chacun est davantage incité à la respecter. À l’inverse, lorsqu’un premier dépôt sauvage demeure plusieurs jours, que les détritus s’accumulent et que les dégradations ne sont pas réparées, le message envoyé est terrible : ici, tout est permis. La saleté nourrit alors la saleté, les incivilités se banalisent et le sentiment d’abandon s’installe. 

La responsabilité première appartient évidemment à ceux qui salissent. Mais il revient à la municipalité de faire respecter les règles et de ne jamais laisser la dégradation devenir la norme. Or, depuis trop longtemps, elle se contente de gérer les conséquences sans enrayer le phénomène. Les agents municipaux nettoient courageusement ce que certains recommencent à salir quelques heures plus tard. 

L’arrêté interdisant notamment les crachats dans une partie de l’espace public constitue l’aveu tardif de cette dégradation. Mais pourquoi limiter son application à certaines rues et seulement jusqu’au 5 novembre 2026 ? Après cette date, cracher ou uriner dans l’espace public deviendrait-il plus acceptable ? Les Stéphanois des quartiers qui ne sont pas concernés auraient-ils moins droit à la propreté que les autres ? 

Notre groupe RN-UDR lance donc un défi au maire : choisir, sur la base des demandes des riverains, une grande artère de Saint-Étienne et mobiliser pendant un mois tous les moyens nécessaires pour la maintenir parfaitement propre. Cette expérimentation permettrait d’identifier ce qui fonctionne réellement, puis de l’appliquer progressivement à toute la ville. Si la propreté est possible dans une rue, elle doit l’être dans toutes. 

Les élus du groupe RN-UDR : Corentin Jousserand, Martine Morelli, Fabien Hurel, Laure Carrel-Billiard, Alexandre Vidal, Angelina La Marca, Alexandre Bacri, Nelly Ouchaoua.

Groupe Engagés pour Saint-Étienne

La sécurité, première des libertés

Depuis le premier conseil municipal, nous avons fait de la sécurité l’une des priorités de notre groupe. 

À chaque séance, nous relayons les inquiétudes des habitants et interpellons la majorité sur les faits qui dégradent leur quotidien. Nous l’avons fait pour les quartiers de Bergson, Tarentaize-Beaubrun, de l'Attache aux Boeufs ou encore pour la rue Antoine Durafour en lien avec son collectif. 

Aujourd'hui, il n'y a plus un seul quartier de la ville où l’insécurité n'est pas une préoccupation. 

Agressions, vols, nuisances nocturnes, trafic de drogue : derrière ces faits, il y a des Stéphanois qui souffrent et qui sont contraints de changer leurs habitudes, d'éviter certaines rues. Il y a des parents qui ont peur pour leurs enfants. Il y a des commerçants qui ferment boutique. L'image de la ville en pâtit. 

Et cette insécurité frappe d’abord ceux qui ont le moins de moyens pour s’en protéger, comme les personnes âgées, les familles modestes ou les personnes en situation de handicap. 

Lors de la campagne, plusieurs propositions avaient émergé, notamment la création d’une brigade canine (qui a fait ses preuves dans d'autres villes, pourtant administrées par des municipalités de gauche). Nous regrettons que la majorité reste trop souvent sourde aux propositions que nous formulons. 

La police municipale, dont nous saluons l'action, a besoin d'être soutenue et renforcée pour agir de manière plus forte. Nous continuerons à être les porte-paroles des Stéphanois qui souffrent et à agir.

Quentin BATAILLON, Lionel BOUCHER et Audrey LYONNET.

Groupe Ensemble pour Saint-Étienne

Tribune non transmise

Groupe Saint-Étienne Insoumise

Vers le communalisme ?

Cet automne doit se tenir la deuxième journée du renouveau démocratique, avec l’ouverture non pas de « la » maison commune qu’est l’Hôtel de ville central mais de différents lieux de vie démocratique situés dans chaque quartier. 

C’est une excellente initiative que cet « aller-vers ». Si la première journée, le 27 juin, avait attiré de nombreux·ses Stéphanois·es, le manque de mixité est un échec. 

Ainsi, pour favoriser l’implication citoyenne, il est nécessaire de rencontrer les habitant·es au plus près de leurs lieux de vie et de leurs quotidiens. Nous avions d’ailleurs inscrit dans notre programme la redéfinition des contours administratifs des quartiers pour qu’ils correspondent mieux à l’expérience vécue des usagers. La nouvelle majorité a de fait adopté un nouveau tracé… Dommage qu’il ait été dessiné avant les échanges collectifs !

Pour la France insoumise, la commune est l’échelon de base de l’exercice des droits civiques et les conditions matérielles de la participation politique doivent être assurées. Nous espérons ainsi que les moyens seront à la hauteur des enjeux pour cette deuxième journée, avec la même ambition et les mêmes dispositions que pour la précédente, en termes de garde d’enfants et de communication en amont mais aussi de prise en compte des paroles recueillies. 

Consulter ne suffit pas. Des outils existent pour une véritable intervention populaire : le RIC, la prise de parole citoyenne dans les conseils municipaux ou encore des budgets autogérés par quartier.

Ulysse HAMMACHE, Valentine MERCIER et Meryam ZENAF

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