Prenez garde aux chenilles processionnaires

Comment vivent ces chenilles ?

  • La chenille processionnaire du pin est la larve d'un papillon de nuit.
  • La femelle papillon recherche un pin et dans une moindre mesure un cèdre pour y pondre ses oeufs. 

Dès les premiers froids de novembre, les larves se construisent un abri de soie (un cocon) pour protéger les chenilles qui en sortent pour se nourrir quand il fait plus chaud. Il se situe dans les endroits bien exposés des arbres comme à la cime ou à l'extrémité des branches.

Au printemps (mars-avril), toutes les chenilles d'un même cocon quittent leur nid, toujours en procession, pour s'enfouir dans le sol. Chacune des chenilles va tisser un cocon avant de se transformer en chrysalide.

Un insecte dangereux

Pendant la procession, les chenilles sont fortement velues et couvertes de soies urticantes et allergisantes. Dispersées par le vent ou par nous même (tonte de la pelouse, en essayant de détruire une procession...), elles peuvent provoquer d’importante réactions allergiques chez les personnes et les animaux (démangeaisons, conjonctivite, irritations des voies respiratoires).

La première des précautions est d'éviter tout contact avec la chenille ou les nids (même vides).

Quoi faire pour protéger votre santé ?

En cas de contact avec la peau : Laver abondamment la zone avec de l'eau froide et du savon. Eviter de se gratter.

En cas de contact avec les yeux : Rincer abondamment à l'eau claire et consulter un ophtalmologue

En cas de contact par inhalation : Contacter un médecin qui évaluera l'importance des symptômes et donnera un traitement adapté.

Les personnes qui, en plus des signes locaux (démangeaisons, yeux rouges et larmoyants, éternuements) présentent des symptômes généraux tels que malaise, vertiges, vomissements doivent être dirigés vers un hôpital.

Une lutte obligatoire

La Ville de Saint-Étienne a pris conscience de l'impact de ce nuisible sur notre santé.  Un arrêté municipal oblige chaque année, les propriétaires ou les locataires à supprimer mécaniquement les cocons élaborés par les chenilles processionnaires du pin et à les incinérer.
Il existe différents moyens de lutte :
  • La lutte microbiologique consiste à appliquer un insecticide à base d'une bacterie ingérée par la chenille en automne. Il est respectueux de l'homme et des animaux et préserve la faune utile. Il ne peut être appliqué que par un profesionnel en raison du type de matériel utilisé.
     
  • La lutte mécanique consiste à couper et bruler les branches porteuses de cocons à la sortie de l'hiver (à partir de janvier). Si l'intervention n'est pas réalisée par un professionnel, des équipements de protection sont nécessaires (combinaison jetable, masque, lunettes et gants). Ce moyen d'éradication peut être réalisé des l'apparition des premiers cocons. Au début de la vie de la chenille, les poils sont moins urticants, il est donc souhaitable d'enlever les cocons dès leur apparition.
     
  • La lutte par piégeage s'effectue en utilisant une phéromone de synthèse comme leurre et permet de capturer les papillons mâles de la processionnaire. Un piège permet de couvrir une surface d'environ 100m². Au moment de la descente de la chenille, il y a la possibilité d'installer un éco piege qui entoure le tronc de l'arbre et font tomber les chenilles dans un sac rempli de terre. Cette méthode est un traitement curatif qui n'est employé qu'en dernier lieu.
     
  • La lutte biologique par la pose de nichoirs à mésanges : en effet, les mésanges régulent les populations de chenilles.
 

Quand éliminer les nids de chenilles ?

Le traitement dépend du cycle de vie de la chenille :

Le traitement adapté est, selon les périodes:
 

Qui contacter en cas de questions ?

Si vous avez besoin d'informations compélementaires sur les moyens de luttes possibles adaptés à votre problématique, vous pouvez contacter le service Santé publique de la Ville de Saint-Étienne au 04 77 48 64 64.

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