Tribunes libres - septembre/octobre 2022



MAJORITÉ MUNICIPALE

On dirait le sud-est 

Partout en France, « la ville se défait ». La vision d'une ville fonctionnelle, où toutes les activités sociales et économiques sont cloisonnées, a conduit la population à renoncer à son pouvoir sur sa vie et sur sa ville. Cet état de fait, c'est la tentation du repli des habitants au détriment de la vie de quartier, de la vie en société.
Là où tout nous poussait à capituler face à ce mouvement qui semblait inéluctable, nous avons pris le parti de l'engagement et de l'action pour rendre la ville aux habitants.
Depuis 2014, notre action politique s'attache à réhabiliter « l'esprit de la ville ». Cet esprit, c'est celui qui défend la ville à taille humaine au profit d'une habitabilité joyeuse, combinant l’urbanité, la diversité et l’altérité. Notre projet urbain pour le quartier sud-est contribue à renouer ce lien entre les habitants et leur quartier. Ce dernier doit ainsi contribuer à l'amélioration de la qualité de vie de ce territoire qui dispose de tous les atouts pour rayonner.
Un cadre de vie rénové est la condition sine qua non pour ré-insuffler cet « esprit de la ville ». En 2019, nous avons réalisé des travaux d'amélioration des performances énergétiques sur les immeubles de Beaulieu. Ces travaux illustrent nos efforts constants depuis 2014 pour adapter l'habitat aux enjeux du développement durable et du changement climatique, tout en permettant d'augmenter le reste à vivre et le confort des habitants. Dans le même temps, nous avons démoli le centre commercial de La Palle car il ne répondait plus aux besoins des commerçants et des habitants.
Forts de notre action sous le précédent mandat en vue de rendre la ville aux habitants, plus qu'une continuité, nous portons une impulsion nouvelle afin de révéler les atouts du quartier sud-est.
L'attachement des habitants pour leur quartier est le révélateur de cette volonté commune de faire rayonner le sud-est sur toute la ville. Le nouvel équipement socio-culturel de Beaulieu est issu d'un travail en étroite collaboration avec les habitants. En plus de créer une véritable centralité pour le quartier, il s'ouvre sur la ville par l'accès de tous aux cultures urbaines. Ainsi, cette fierté retrouvée, c'est celle qui attire les talents et les investisseurs. La zone d’activités Loti offrira sur plus de 5 hectares des équipements répondant aux besoins des start-up locales. Ce programme est un véritable succès. 10 emplacements sur les 12 prévus ont ainsi été réservés et permettront la création d'une soixantaine d'emplois afin d'offrir une nouvelle vitrine sur le quartier. 
Le quartier Sud-Est incarne notre combat pour rendre la ville à ses habitants. C'est par cette appropriation de tous que pourront être révélés les atouts du rayonnement de ce territoire. 

Marc Chassaubéné, Tom Pentecôte, Marie-Jo Perez, Dominique Manin
Groupe de la majorité municipale
 

Un logement durable pour tous

Refusant une vision de la société qui opposerait « fin du monde et fin du mois », la Majorité municipale de la Ville de Saint-Étienne a choisi de concilier les deux, en faisant de notre Ville une ville membre du Réseau Unesco des villes inclusives et durables, une ville soucieuse du bien-vivre de ses habitants et respectueuse de l'environnement.
Cette action passe notamment par notre volonté affirmée de proposer aux Stéphanois un habitat sain, décent et de qualité, un habitat le moins « énergivore » possible, permettant de réduire considérablement son impact environnemental et le reste à charge des habitants.
Pour ce faire, nous actionnons plusieurs leviers. Tout d'abord, nous accompagnons les  projets urbains ambitieux en termes d’innovations techniques, sociales et économiques, tout en apportant une attention particulière à leurs impacts sur l'environnement et la qualité de vie des habitants. Les 13 maisons passives situées impasse Clémenceau en sont un exemple, au même titre que la future Tour TESE dans le quartier de Châteaucreux. Ces projets sont quelques symboles de cette politique volontariste d'offrir des logements de qualité, des logements durables et accessibles économiquement.
Construire autrement est important mais non moins important que l'action sur le patrimoine existant, reflet de l'histoire de notre ville. C'est à ce titre que nous avons engagé une grande politique de rénovation du patrimoine bâti.
Cela passe par des subventions aux bailleurs sociaux pour rénover les logements des locataires et permettre à chacun, quel que soient ses revenus, de vivre dans un habitat durable. Cela passe également par certains dispositifs d'accompagnement des propriétaires, à l'instar du Programme d’intérêt général (PIG). Connaissant un franc succès (778 logements réhabilités en 4 ans), nous avons d'ailleurs reconduit le dispositif jusqu'en 2027 et revu à la hausse ses objectifs initiaux.
Ainsi, consciente du droit de tout un chacun à bénéficier d'un logement décent et de qualité, consciente de la nécessité d'adapter nos modes de vie et de construction aux enjeux du développement durable, la Majorité municipale agit et continuera d'agir pour offrir à tous les Stéphanois un habitat décent, économiquement viable et écologiquement exemplaire. Un habitat s'inscrivant dans un cadre urbain aéré, faisant la part belle à la verdure, aux espaces publics qualitatifs et tourné vers le lien social. Un habitat symbole que Saint-Étienne est bien la ville durable et inclusive que nous souhaitons. 

Jean-Pierre Berger, Laurence Ricciardi
Groupe de la Majorité municipale


Les enfants chantent Carmen

Nous poursuivons un objectif, celui de proposer de nouvelles alternatives à l’accès culturel pour des enfants issus des quartiers populaires. Depuis 2014, nous œuvrons, à travers le soutien aux différentes structures d'éducation populaire, à éduquer les enfants à la pratique artistique. Favoriser l’accès à la culture pour le plus grand nombre et la reconnaissance de la diversité culturelle font partie des enjeux de notre politique.
Les politiques que nous menons, pour promouvoir la culture artistique, s'appuient sur «  l'aller vers », en sortant des schémas classiques pour d'autres formes d'appropriation d'éducation et médiation culturelle, celles qui permettent aux enfants de visiter des lieux emblématiques comme l'Opéra de Saint-Étienne et ses ateliers, à l'image du projet porté par le centre social l'Arlequin dans le quartier de Terrenoire, «  Carmen, l'histoire d'une femme libre ».
Si Carmen est aujourd'hui l'opéra le plus joué au monde, cette œuvre a suscité un scandale lors de sa création à l'Opéra-Comique de Paris en 1875. C'est à travers cette figure féminine forte que la compagnie Clin d’œil a souhaité faire une lecture avec les enfants du centre social.
Ce projet a  nécessité la mobilisation d'une structure culturelle, l'Opéra, avec comme objectif d'y inclure un parcours de découverte des actions de formations, des ateliers de pratiques artistiques. L'éducation artistique relève de notre politique de démocratisation culturelle visant à sensibiliser les enfants, les jeunes, à l'art de la culture. Il s'agit de permettre à l'ensemble des citoyens de fréquenter des œuvres, des artistes et des structures culturelles ; de se livrer à une pratique artistique, de s'approprier les œuvres et les ressources de leurs territoire.
L'éducation culturelle éveille les appétits de connaître et de comprendre. La rencontre avec la création artistique fait comprendre la diversité des sensibilités, et conduit à une bonne capacité d'adaptation dans un monde en perpétuel mouvement économique, social et professionnel. Comprendre comment la création s'unit au patrimoine artistique pour le magnifier, le transformer ou le transfigurer apporte à notre jeunesse un enrichissement difficilement accessible dans les disciplines dites « fondamentales ».
Aussi, l'action culturelle éducative facilite la cohésion sociale. Tandis que certaines pratiques individuelles permettent aux jeunes de se mesurer à eux-mêmes et d'apprendre l'esprit de compétition (instruments de musique, danse individuelle...), d'autres (chorales, orchestre...)  enseignent le travail en équipe, le souci des autres. Plus généralement, dans une société urbaine cosmopolite à laquelle manquent souvent quelques repères fondamentaux, l'apprentissage de l'art et de la culture invite à des mises en perspectives et à une reconnaissance qui incitent le jeune à se situer lui-même et à mieux situer les autres.

Siham Labich, Abdelouahb Bakli
Groupe de la majorité municipale
 

Un nouvel élan associatif stéphanois

Notre Ville dispose depuis longtemps d'un riche tissu associatif, qui se déploie dans chacun de nos quartiers et qui permet à tout Stéphanois de pouvoir pratiquer un large panel d'activités ou de contribuer à un projet solidaire.
Toutefois, la pandémie a fragilisé depuis deux ans l'expression citoyenne en rendant difficiles les moments de partage et de transmission qui contribuent pourtant de manière décisive à créer du lien et à rapprocher les citoyens. Ces deux dernières années, les associations ont connu une baisse substantielle de leur activité et une vraie difficulté à retrouver suffisamment de bénévoles.
Pour faire face à ces défis, notre Municipalité a accompagné les structures associatives tout au long de la pandémie, en sanctuarisant leurs subventions de fonctionnement en 2020 et 2021, même lorsque les structures n'avaient pu retrouver leur activité habituelle.
Nous avions à coeur, en effet, de manifester notre soutien à l'expression associative stéphanoise, dans toute sa diversité. Il s'agit d'une réelle richesse de notre ville, et nous estimons que notre tissu associatif doit occuper une place centrale dans la vie citoyenne de notre cité. La pandémie a rendu encore plus pertinente notre approche qui vise à rassembler tous les acteurs associatifs, et à définir avec eux les moyens de retrouver un souffle d'engagement citoyen.
L'un de ces projets a connu sa concrétisation. Il s'agit du week-end de la vie associative, que nous avons construit avec plus de 200 associations de notre territoire, qui rassemblent une grande diversité de pratiques, de thématiques et de projets. Nous l'avons voulu comme un temps d'échanges et un temps festif, qui consolide le lien entre les Stéphanois et leurs associations.
Pendant deux jours, les 3 et 4 septembre, vous avez ainsi pu échanger au Parc des expositions avec de nombreux bénévoles qui ont partagé leurs passions, avec des porteurs de projets citoyens qui ont expliqué leurs idées innovantes. Vous avez pu pratiquer différentes activités et adhérer aux structures de votre choix. Et nous avons bien entendu été également disponibles pour échanger avec vous tout au long du week-end.
Ce grand temps de la vie associative, nous l'avons souhaité comme la première étape d'un nouvel élan associatif stéphanois. Ce nouvel élan, nous le construirons ensemble afin de contribuer à notre échelle à une société plus apaisée et à l'écoute de tous, une société qui se rassemble sur des valeurs citoyennes et sur le partage de projets communs.

Paul Corrieras, Jacques Guarinos
Groupe de la majorité municipale

 
 

Saint-Étienne Groupe communiste

Salaires et pouvoir d'achat

Alors que la crise sanitaire a déjà fragilisé des millions de Français, la guerre en Ukraine et ses conséquences aggravent durablement la situation. Le nombre de bénéficiaires du RSA bondit, dix millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, 2 millions sont touchés par la grande pauvreté.
L’envolée du prix des produits de première nécessité, de l’essence, du gaz, de l’électricité grève sérieusement le budget des familles. Dans les classes moyennes comme les plus fragiles, partout la colère gronde.
Mais Macron et ses alliés à droite ne comptent pas s'attaquer au capital et espèrent bien faire payer l’inflation par la majorité de la population. Pourtant l’argent ne manque pas. Les profits et les dividendes versés aux actionnaires s’envolent.
Si l'essentiel se jouera dans les mobilisations (manifestation pour les salaires le 29 septembre) et le parlement, une municipalité peut aussi agir pour protéger les plus modestes.
Dès le prochain conseil municipal nous pouvons défendre le pouvoir d'achat et développer la solidarité avec :
- Un gel de l'ensemble des tarifs municipaux
- Un gel des tarifs de cantine et de toutes les structures en DSP
- Une subvention exceptionnelle pour l'aide alimentaire (CCAS, Banque Alimentaire)
- Un encadrement des loyers
- La gratuité des transports en commun
Il reviendra à la majorité de passer des paroles aux actes.

Michel Nebout, Christel Pfister

 

 

Groupe Saint-Étienne demain

Départ de la Directrice Générale des Services : et de 4 !

Par un courriel laconique adressé aux élus et à la presse, le Maire nous a informés en juin que la Directrice Générale des Services (DGS) de la Ville et de la Métropole cessait ses fonctions le jour même, en raison d’une demande « de mise en congés en pré-retraite ». Aucune explication à ce départ soudain n’a été donnée. Sur le plan politique, les élus d’opposition que nous sommes ne peuvent que constater qu’il s’agit là du 4ème départ de DGS depuis l’arrivée de M. Perdriau aux affaires en 2014 : un turnover inédit pour une collectivité comme la nôtre, qui s’ajoute aux très nombreux départs de cadres et aux difficultés récurrentes de recrutement que nous connaissons pour divers postes à responsabilités.
Chacun tirera les conclusions qu’il souhaite tirer de cette situation, mais force est de constater que 4 DGS « essorés » en 8 ans, sans compter les démissions de nombreux élus clé, que ce soit à la Ville ou à la Métropole (adjointe aux ressources humaines, 1er adjoint, vice-président au développement économique, etc.), cela commence tout de même à faire beaucoup de départs soudains pour beaucoup « de raisons personnelles », comme il est coutume de justifier ces démissions. Serait-il difficile de travailler avec Gaël Perdriau et son entourage ? Faut-il voir dans ces nombreux départs la manifestation d’un climat lourd et pesant à la tête de la collectivité ? La question est posée. Toujours est-il que dans le cas de la DGS, la Ville devra supporter, d’une manière ou d’une autre, une double charge de rémunération, c’est-à-dire celle de l’ex-DGS jusqu’à son départ effectif en retraite (dans plusieurs années) et celle de son futur remplaçant. Ainsi, au problème politique évoqué précédemment s’ajoute un problème financier : le Maire fait donc payer aux Stéphanois, au sens littéral du terme, ses incompatibilités d’humeur avec certains agents municipaux, ce qui est parfaitement inacceptable.

François Boyer, Pierrick Courbon, Isabelle Dumestre, Ali Rasfi, Laetitia Valentin
elus.sed@gmail.com

 

 

Saint-Étienne le temps de l'écologie 

Commençons bien l’année scolaire, apaisons les abords des écoles ! 

Les élu·es écologistes souhaitent une bonne rentrée aux enfants de Saint-Étienne. La ville accueille de plus en plus d’enfants et tout le monde souhaiterait que les travaux des écoles stéphanoises aillent encore plus vite. De nombreuses villes réorganisent complètement les abords de leurs écoles, tandis que Saint-Étienne prend du retard. La municipalité réalise parfois des agrandissements de trottoirs. Mais souvent, seul un panneau de signalisation est installé pour signaler aux automobilistes la présence d’une école.
Lyon, Grenoble, Paris et d’autres ont décidé d’aller plus loin pour apaiser durablement les entrées et sorties d’écoles. Dans ces villes, chaque fois que cela est possible, les rues devant les écoles sont piétonnisées. Ces aménagements sont complétés par des plantations d’arbres pour rafraîchir l’école et la rue en période de fortes chaleurs. Ainsi, les parents d’élèves peuvent attendre à l’ombre et les enfants peuvent rester avec leurs copains et copines après la sortie.
Des stationnements vélos sont créés, des bancs installés, des pistes cyclables tracées pour rejoindre l’école à vélo en toute sécurité. Ces aménagements créent un espace apaisé autour de l’école, plus frais l’été, qui bénéficie à tout le quartier toute l’année. Une école, c’est plus qu’une enceinte avec des salles de classes et une cour fermée. C’est un lieu dédié à la pédagogie mais aussi un lieu de rencontre et de construction de la vie du quartier. Ses abords font partie de la réussite de nos enfants et de notre ville. Ils doivent apporter le calme et la rencontre entre les enfants et les adultes. L’été a été l’occasion de mettre à l’essai la piétonnisation de la place Jean-Jaurès. Cette réussite pour les commerçants, les usagers et les habitants amènera-t-elle la ville à transformer l’essai aux abords des écoles et ainsi apaiser les quartiers ? Un joli pari pour l'avenir et le bien-être de toutes et tous ! 

Germain Collombet, Danielle Teil, Jean Duverger, Julie Tokhi, Olivier Longeon
Conseillers municipaux écologistes du groupe Le temps de l’écologie.
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