Tribunes libres - février 2021



MAJORITÉ MUNICIPALE

Saint-Étienne toujours plus attractive !

Malgré la crise sanitaire et économique que nous traversons, notre Ville continue de se développer et de se métamorphoser. Les nombreux programmes immobiliers qui ont vu le jour récemment en sont la preuve. Que ce soit la transformation de l'ancien site EDF situé rue Lamartine en résidence étudiante, l'installation d'un centre de santé pluridisciplinaire dans les galeries Dorian, les programmes de logements neufs à proximité de la Cité du Design ou encore la réhabilitation des bâtiments vacants autrefois occupés par le groupe Casino pour la création d'une résidence sénior de dernière génération à Châteaucreux, les projets fleurissent un peu partout dans notre Ville et témoigne de l'attrait retrouvé des investisseurs pour Saint-Étienne.
C'est de bonne augure, mais au-delà de ces quelques exemples, c'est à travers les chiffres que cette attractivité se manifeste. En effet, en matière d'immobilier, même si le volume des ventes a diminué en raison du contexte sanitaire, le prix au m² est en constante évolution. De la même manière, l'INSEE vient de communiquer les derniers chiffres du recensement de la population pour Saint-Étienne. Et ils sont bons ! puisqu'ils progressent encore cette année, comme d'ailleurs depuis 2015. Avec plus de 500 Stéphanoises et Stéphanois, nous passons au total de 174 520 à 175 057 habitants. Enfin, avec près de 21 000 étudiants inscrits à l'Université Jean Monnet contre un peu plus de 13 000 en 2013, nous enregistrons la plus forte hausse à l'échelle nationale sur ces dernières années !
Ces résultats plus qu'encourageants sont le fruit d'un travail de tous les instants pour améliorer le cadre de vie des Stéphanois. Les nouveaux projets qui verront prochainement le jour, comme la transformation des Halles Mazerat en halles gourmandes ou encore la végétalisation de la toiture des Ursules, viendront, nous en sommes convaincus, confirmer et accélérer cette tendance et faire de Saint-Étienne une ville toujours plus agréable à vivre.

Jean-Pierre Berger, Laurence Ricciardi
Groupe de la majorité municipale
 

Soutenir nos étudiants   

Déjà bien avant la pandémie de la Covid-19, plus d'1/4 des étudiants étaient forcés de se salarier pour pouvoir vivre décemment. Malgré ces efforts, le montant du budget qu'ils allouaient chaque jour à leur alimentation restait bien maigre, alors, il n'était pas rare qu'ils sautent des repas. C'est pourquoi, nous avons soutenu, depuis sa création, l'épicerie sociale et solidaire étudiante Agoraé installée sur le campus universitaire de Tréfilerie depuis 2014. Monsieur le Maire a apporté, dés 2019, son soutien pour la création d'une seconde épicerie solidaire étudiante couplée à un Pop Shop. Il a également fait un certains nombre de propositions concrètes au CROUS afin de faciliter l'accès au logement et à la restauration. Gaël Predriau avait ainsi suggérer une mise à disposition d'un terrain à l'euro symbolique pour faciliter la construction d'une nouvelle résidence étudiante, ce que le CROUS a entendu avec intérêt. Mais, nos demandes au CROUS, d'ouverture des restaurants universitaires en soirée et la baisse des loyers en résidence universitaires n'ont malheureusement pas obtenu satisfaction, à notre grand regret.
Avec la crise sanitaire, la situation d'un grand nombre d'étudiants s'est malheureusement dégradée. Plus de possibilités de petits jobs d'appoint, moins de soutien de leur famille souvent elle-même durement impactée par la crise. Dans ce contexte, la Ville de Saint-Etienne a continué d'apporter son soutien. Nous avons œuvré à trouver des solutions pendant les confinements afin d'aider les étudiants démunis et fragilisés. Nous avons fourni des denrées périssables, des produits d'hygiène, de protection et de santé. Lorsque la société NATRA a contacté la Ville afin de nous proposer une aide de 25 000 € à utiliser selon nos souhaits, Monsieur le Maire a alors décidé d'orienter ce financement vers la FASEE pour lui permettre, selon les souhaits de sa présidente, la mise en place d'une épicerie solidaire mobile à destination des étudiants. Gaël Perdriau, Président de Saint-Étienne Métropole, a souhaité remettre des titres de transports 10 voyages aux étudiants les plus démunis. Monsieur le Maire a également alerté Monsieur le Ministre des solidarités et de la santé sur les besoins urgents en personnel compétent pour apporter une écoute et une aide renforcée aux étudiants se trouvant parfois en grande fragilité psychologique.
Une fois de plus, les élus locaux ont été présents sur le terrain pour compenser les carences de l'Etat dans des domaines comme l'enseignement supérieur et la santé dont il a pourtant la compétence directe.

Frédéric Durand, Catherine Zadra
Groupe de la Majorité municipale

 

Un budget prudent mais non fébrile

L’année 2020 restera, pour tous les Français, marquée par le début d’une crise sanitaire qui continuera de nous affecter en 2021. Il s’agit là d’une évidence qu’il faut rappeler. Bien entendu, les premiers affectés restent les Français, au premier rang desquels on compte, malheureusement, les plus fragiles d’entre eux. Les entreprises et les commerces ont vu leur activité profondément affectée par un contexte sans précédent dans notre histoire. Les associations, quelque soit leur domaine d’action, ont été, elles aussi, durement mises à l’épreuve de la pandémie. Toutes les activités, économiques, culturelles, médicales, associatives voire politiques ont subi l’impact de cette crise. La Ville de Saint-Etienne a apporté tout son soutien, à la hauteur de ses capacités, à l’ensemble des habitants et de tous les acteurs locaux des secteurs concurrentiel, semi-public et public grâce au Plan de Protection et de Soutien Municipal activé aux premiers jours de la crise en mars et dont les principales caractéristiques ont été réactivées lors du deuxième confinement de l’automne. L’effort consenti est immense et d’autant plus précieux qu’il intervient dans un contexte de raréfaction permanente, depuis 2014, des ressources, notamment en ce qui concerne les transferts de l’Etat. Sans oublier les décisions unilatérales, à l’efficacité contestable et contestée, telles que la suppression de la Taxe d’Habitation dont la compensation demeure, à ce jour, floue. Un Etat qui se désengage aussi de chantiers tels que la Politique de la Ville.
Pourtant, la crise sanitaire a démontré le rôle essentiel joué, en général, par les collectivités territoriales et, en particulier, par le bloc communal (communes et intercommunalités) afin de protéger nos concitoyens. L’Etat, dans ce monde devenu instable, dont la crise sanitaire révèle les profondes fragilités, devrait proposer un cadre stable aux collectivités territoriales afin de les conforter dans une action au service de tous les habitants sans exception. Aujourd’hui, engager un débat d’orientation budgétaire, dans un tel contexte, s’apparente à un «treizième travail d’Hercule». Dans ces conditions, le débat d’orientation budgétaire pour notre collectivité, à l’image de toutes les autres collectivités de France, ne peut être guidé que par un principe : la prudence. Une prudence qui n’est pas synonyme de frilosité.
Nous souhaitons que les orientations budgétaires permettent de répondre aux défis pour lesquels les Stéphanois nous ont mandaté en juin 2020. Nous avions identifié, bien avant la crise sanitaire, trois axes majeurs. Le premier porte sur l’amélioration du bien-être social, avec, entre autres choses, un ambitieux volet sanitaire touchant à la prévention notamment en matière de lutte contre le cancer. Le deuxième s’attaque au développement durable dont nous souhaitons à la fois poursuivre l’effort engagé, dès 2014, en sa faveur tout en le déployant vers les publics les moins favorisés afin que la transition énergétique ne soit pas une prison sociale pour eux. Le troisième et dernier porte sur la défense des valeurs de la République dont on mesure, tous les jours, qu’elles sont menacées constamment par des ennemis qui veulent détruire notre modèle de société, même si ce dernier a besoin d’être largement modernisé, notamment en associant mieux les habitants.
Nous prenons donc l’engagement, aujourd’hui, de revenir devant le Conseil Municipal pour une information régulière qui se fera, dans un premier temps, avant le débat autour du Compte administratif, afin de partager, en toute transparence, les éléments en notre possession permettant ainsi, à tous les Stéphanois, de mesurer concrètement les efforts fournis et l’ampleur de la tâche à réaliser.

Nora Berroukeche
Groupe de la majorité municipale

 

Saint-Etienne retenue pour les Jeux Olympiques de 2024

Suite à l’annonce par le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été 2024 de la réduction du nombre de stades concernés par la compétition de football lors des Jeux de Paris en 2024, passant de neuf à sept, l’ensemble des acteurs associatifs, sportifs et économiques stéphanois ont souhaité se mobiliser pour manifester leur envie de voir le stade Geoffroy-Guichard, temple du ballon rond, retenu pour accueillir ces rencontres.
Cette importante ferveur populaire, qui s’est exprimée notamment par le biais des réseaux sociaux et l’envoi de courriers de soutien, a été récompensée le 17 décembre dernier : Saint-Etienne a été officiellement sélectionnée !
Rappelons que le tournoi olympique réunit de jeunes joueurs de 23 ans ou moins, qui ont l’occasion de briller aux yeux du monde entier tout en représentant la fierté et l’honneur de leurs pays. Depuis Atlanta 1996, il est possible de faire appel à un nombre limité de joueurs plus âgés, comme ce fut le cas pour Neymar aux Jeux de Rio 2016, qui a permis au Brésil de décrocher l’or olympique. Cette bonne nouvelle pour notre territoire confirme l’ambition de la ville de Saint-Etienne et de Saint-Etienne Métropole de faire de ces Jeux une opportunité pour que chacun puisse se rapprocher du monde du sport, afin de favoriser la pratique mais aussi la découverte des valeurs citoyennes du sport.
Ainsi, dans les quatre prochaines années, de nombreuses initiatives seront lancées, en coordination avec les acteurs du territoire, concernant également le football, pour mobiliser le plus grand nombre et faire des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 une grande fête du sport populaire et inclusive !

Brigitte Masson, Jacques Phrommala
Groupe de la Majorité municipale

 

SAINt-ÉTIENNE GROUPE COMMUNISTE

Santé communautaire et démocratie

La pandémie a mis en évidence la situation désastreuse de notre système de santé géré telle une entreprise devant faire du bénéfice et non comme un service public pour la population. Le projet du centre de santé de la galerie Dorian imaginé et géré depuis Paris en est une image : ni les habitants, ni les professionnels de santé n'ont été sollicités. Le maire annonce à grand renfort médiatique l’arrivée d’une cinquantaine de professionnels de santé dans notre ville.
Au niveau national et local la politique de santé doit être construite avec la participation des usagers etdes professionnels. Localement, l'approche communautaire doit être privilégiée pour sortir de la simple distribution de subventions via les Ateliers Santé Ville.
L'approche communautaire signifie que l'avis des habitants sur la situation et les projets sanitaires doit être pris en compte. Leur participation doit être active et significative auprès des professionnels de santé, des politiques, des institutionnels.
Il en va pour les soins, mais également pour la prévention. Elle doit cesser d’être le parent pauvre des politiques de santé. C’est la ville qui doit impulser et favoriser une collaboration entre professionnels, usagers et associations pour faire émerger une politique de prévention, de promotion de la santé répondant aux besoins des stéphanois.es.

M Nebout, C Pfister

 

GROUPE SAINT-ÉTIENNE DEMAIN

Rendre la parole aux Stéphanois sur les grandes décisions, comme la gestion de l’eau potable !

2021 doit être l’année où la parole sera rendue aux citoyens sur les grands sujets qui les concernent. A Saint-Étienne, une question fondamentale va rapidement se poser : celle du mode de gestion de l’eau potable dans notre métropole. Le contrat de délégation de service public avec la Stéphanoise de l'Eau arrivant à échéance en septembre 2022.
Les Nations Unies reconnaissent le droit à l’eau potable et à l’assainissement comme « un droit fondamental, essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ». Pourtant, ce bien commun continue à être traité comme une marchandise, dans une vision purement économique et utilitariste. Alors que 2020 a été enregistrée comme l’année la plus chaude en France depuis 1900, la préservation de la ressource en eau devient plus vitale que jamais.
Les quatre années consécutives de dure sécheresse que vient de subir notre département sont là pour nous le rappeler : l'accès à l'eau ne doit plus être considéré comme un acquis !

Pour les Stéphanois, la réponse à la question « qui gère l’eau ? » aura des conséquences très concrètes sur :
la tarification : une régie publique est 15% moins chère pour l'usager.
la qualité du réseau : pour obtenir une baisse de tarifs, Gaël Perdriau a dû concéder à la Stéphanoise une diminution du taux d'investissements obligatoires sur le réseau, alors que le rendement (part des fuites dans les volumes d’eau traités) demeure trop faible.
la possibilité d'associer durablement les usagers-citoyens à la réflexion sur la problématique de la préservation de cette ressource aussi vitale que fragile.
Pour une telle décision, qui engagera à nouveau notre territoire pour de longues années, nous souhaitons que la parole soit rendue aux Stéphanois, par l’ouverture d’un grand débat public.

François BOYER, Pierrick COURBON, Isabelle DUMESTRE, Ali RASFI, Laetitia VALENTIN
elus.sed@gmail.com

 

 

SAINT-ÉTIENNE LE TEMPS DE L'ÉCOLOGIE

Saint-Etienne, ville verte ?

Si Saint-Etienne a longtemps été surnommée “la ville verte”, c’est grâce à la renommée de son équipe de football et sa capacité à attirer des foules en liesse. Ce n’est malheureusement pas pour ses parcs ou ses espaces verts. Aujourd’hui, notre ville a tous les atouts pour regagner ce titre et pour que ce vert reflète un environnement synonyme de bien-être. La politique du goudron relève d’un autre temps, où l’humain avait la prétention de pouvoir dompter la nature en la cachant sous une chape de béton. Il est aujourd’hui reconnu qu’en période de fortes chaleurs, un espace urbain arboré fait baisser la température ressentie de plusieurs degrés, contrairement à une place dite “minéralisée”.
Aussi, pourquoi ne pas entreprendre une étude systématique de toutes nos places afin d’en reverdir le plus grand nombre ? Systématisons la végétalisation des espaces urbains et la plantation d’arbres, rendons les crassiers accessibles à la promenade pour tous, créons des îlots de verdure ! Saint-Etienne a la chance d’être entourée d’espaces naturels riches, relions-la à son environnement naturel immédiat !
Délaissons le béton dans les cours de récréation et préférons des espaces végétalisés, offrons l’opportunité aux enfants d’être en contact direct avec la nature et de mieux respirer en créant des “écoles oasis” ! Tous nos concitoyens, sans disparité aucune, pourront ainsi bénéficier d’une ville agréable, d’un “poumon vert” où il fait bon vivre. Ces aménagements permettraient également de lutter efficacement contre la pollution de l’air, source de tant de maladies qui touchent souvent les plus fragiles d’entre nous, et notamment les enfants. Ce que les écologistes veulent, c’est une ville apaisée où il fait bon vivre, où règne le bien-vivre ensemble, une ville design et verte aux yeux de ses habitants et du monde.

Olivier Longeon, Germain Collombet, Jean Duverger, Danielle Teil, Julie Tokhi
letempsdelecologie@protonmail.com

 

SAINt-ÉTIENNE GROUPE COMMUNISTE

Santé communautaire et démocratie

La pandémie a mis en évidence la situation désastreuse de notre système de santé géré telle une entreprise devant faire du bénéfice et non comme un service public pour la population. Le projet du centre de santé de la galerie Dorian imaginé et géré depuis Paris en est une image : ni les habitants, ni les professionnels de santé n'ont été sollicités. Le maire annonce à grand renfort médiatique l’arrivée d’une cinquantaine de professionnels de santé dans notre ville.
Au niveau national et local la politique de santé doit être construite avec la participation des usagers etdes professionnels. Localement, l'approche communautaire doit être privilégiée pour sortir de la simple distribution de subventions via les Ateliers Santé Ville.
L'approche communautaire signifie que l'avis des habitants sur la situation et les projets sanitaires doit être pris en compte. Leur participation doit être active et significative auprès des professionnels de santé, des politiques, des institutionnels.
Il en va pour les soins, mais également pour la prévention. Elle doit cesser d’être le parent pauvre des politiques de santé. C’est la ville qui doit impulser et favoriser une collaboration entre professionnels, usagers et associations pour faire émerger une politique de prévention, de promotion de la santé répondant aux besoins des stéphanois.es.

M Nebout, C Pfister