Tribunes libres - mai 2022



MAJORITÉ MUNICIPALE

Culture ouvre-toi...

En 2014, nous nous sommes engagés auprès des Stéphanois à mener une politique culturelle riche, surprenante, effervescente. Depuis, nous travaillons quotidiennement avec nos partenaires artistiques à l'évolution des équipements culturels ainsi qu'à la constitution d'une programmation innovante. Pour que Saint-Étienne soit le terreau d'une vie culturelle foisonnante, qui favorise l'émancipation individuelle, la cohésion sociale et le vivre-ensemble, nous pensons la culture à travers deux principales exigences, celle de la qualité et celle de l'ouverture.
La qualité, d’une part, car nous inscrivons nos équipement culturels au cœur de la transition numérique. Le numérique est un formidable levier d'inclusion car celui-ci ouvre le champ de « l'aller vers » en amenant l'offre culturelle au sein des foyers stéphanois, permet d'élargir les publics en rendant l'offre plus lisible et c'est pourquoi nous avons fait le choix de l'intégrer pleinement dans notre politique culturelle. Aujourd'hui, nous embarquons nos musées, témoins de l'histoire de Saint-Étienne et porteurs du patrimoine local, dans le train de la modernité. Ainsi, des œuvres numérisées et restitutions d'ateliers sont accessibles en ligne et, prochainement, les billetteries et boutiques seront disponibles numériquement, permettant ainsi de toucher un public plus large, notamment le public jeune, plus centré sur ses tablettes que sur les livres.
L'ouverture, d’autre part, grâce à notre volonté forte de démocratiser la culture en rapprochant les Stéphanois des grandes institutions de notre territoire. L'art est un outil d'action sociale qui rapproche, qui unifie notre cité et, en tant que Ville inclusive et durable, les droits culturels sont au cœur de nos préoccupations. Comment rapprocher ceux qui ne se sentent pas concernés, pas autorisés à goûter aux plaisirs artistiques, pas assez légitimes pour apprécier une œuvre ? Comment reconnaître la spécificité de chaque individu dans l'offre culturelle stéphanoise ? C'est à nous de proposer des aménagements et outils adaptés aux usages et pratiques de tous. Nous avons notamment mis en place un partenariat avec l'Opéra, le DEAT 42 et l'association Clin d’œil afin de proposer à des jeunes en situation de handicap un parcours de découverte de la pratique vocale. En effet, le chant est une expérience musicale immédiate qui éveille l'oreille à l'intonation et à l'intensité de la voix, amenant ainsi le public dit éloigné à accéder à une première approche sensible de l'écoute musicale. La politique culturelle stéphanoise replace l'Homme en son cœur afin qu'il puisse construire sa perception du monde dans toute sa complexité et dans le respect des autres.

Marc Chaussaubéné, Jean-Pierre Kotchian, Thierry Nitcheu
Groupe de la majorité municipale

 

Là-haut sur la colline

Nous avons tous des rêves et des besoins. Enfants, nous jouions aux vétérinaires, policiers, marchandes de légumes ; quelle que soit la profession que nous choisissions, nos rêves étaient basés sur ce que nous «voulions être».
Alors, petit à petit, nous avons établi notre « projet de vie » en compilant « qui nous voulions être » et ce que nous devions faire pour écrire les chapitres de notre vie. Lorsque la voie que nous prenons sort des sentiers battus, comment faire pour dessiner les étapes de notre parcours ? C'est la question que nous nous sommes posée avant d'entamer la mise en œuvre du magnifique projet DALIAA. Un habitat inclusif, qui propose un accompagnement aux adultes présentant des troubles autistiques, construit avec nos partenaires PEP42, la Fondation COS, Autisme France et SOLIHA BLI Loire, associations engagées en faveur de l'accompagnement des publics fragilisés.
Cette première expérimentation s'inscrit dans notre démarche de Ville inclusive et durable du réseau Unesco. Les locaux d'habitation se doivent d'être accessibles à tous et c'est en intégrant la notion d'universalité, dès sa conception, que cela devient possible. Car oui, le logement est une des étapes, une porte d'accès au milieu de vie ordinaire. Vivre dans un habitat en cœur de ville permet aux personnes atteintes de TSA (Troubles du Spectre Autistique) d'accéder à plus d'autonomie et de fait à une participation citoyenne plus forte.
Nous avons fait du bien-être social un des piliers de notre plan de mandat, car constituer un cadre de vie sécurisant favorise l'épanouissement des Stéphanois. Se sentir bien chez soi, dans sa ville, encourage à créer des liens sociaux avec ses voisins, ses commerçants favoris, à apprendre à connaître et reconnaître ces visages que nous croisons dans la rue au quotidien et qui deviennent partie intégrante de notre paysage.
C'est bel et bien une démarche inclusive que nous portons en notre sein, Saint-Étienne est une ville reconnue par l'Unesco pour son niveau d'acceptation, d'ouverture et sa créativité. Reconnaissance qui nous encourage à chercher plus profondément comment chaque Stéphanois, dans son unicité, peut s'épanouir et trouver sa place de citoyen. Saint-Étienne est depuis toujours une terre de solidarité qui palpite par sa créativité et son génie, c'est à nous de l'entretenir en respectant son individualité et en célébrant sa diversité.

Delphine Jusselme et Jean-Pierre Berger
Groupe de la majorité municipale
 

La place du Forum de Montreynaud récompensée

En 2018, nous inaugurions la place du Forum de Montreynaud. Aujourd'hui, nous célébrons la récompense de cet aménagement par la Fédération française du paysage. Rappelons-nous. Rappelons-nous ce chantier pharaonique, de près de 8 M€, pour faire disparaître l’ancienne dalle du Forum et réaménager plus de 30 000 mètres carrés. Rappelons-nous ce chantier particulièrement vertueux d'un point de vue environnemental, dont 20 000 mètres carrés ont été consacrés à la verdure et à la nature. Rappelons-nous ce chantier particulièrement vertueux d'un point de vue social, fruit de nombreux échanges continus entre citoyens, techniciens et élus, dont plus de 5 500 heures d’insertion ont été réalisées.
Point central, cette place a permis de reconnecter le quartier et mettre en valeur les différents points de vue du paysage remarquable qui surplombe toute la ville. Ainsi, aujourd'hui, chaque habitant du quartier apprécie se poser sur les bancs de la place, écouter les enfants jouer et les oiseaux chanter, se promener à travers les chemins parsemés d'arbres, et se délecter de ces parvis fleuris.
Ce prix, et surtout le plaisir des habitants à apprécier cet aménagement, sont une consécration pour notre majorité municipale car c'est bien pour eux que nous consacrons nos actions. En effet, penser et dessiner l’avenir de notre Ville en apportant une meilleure qualité de vie aux Stéphanois, telle est l’ambition de notre projet urbain pour répondre aux enjeux actuels et futurs sans pour autant oublier notre histoire, nos racines et, bien entendu, sans oublier les personnes qui la peuplent et la font vivre. Cette volonté et cette récompense nous conduisent à continuer nos concertations et aménagements pour renouveler nos quartiers en profondeur et répondre au mieux aux aspirations des habitants. Plus de 51 M€ vont ainsi être investis cette année pour ce qui sera le plus gros projet urbain et social jamais mené sur le quartier de Montreynaud. La politique de la ville ne doit pas être un slogan comme elle ne doit pas seulement être une question de moyens financiers, mais ce doit être avant tout une ambition partagée. Et ce classement est bel et bien la preuve que nous y arrivons.

Jean-Pierre Berger, Siham Labich
Groupe de la majorité municipale
 

Au golf citoyen !

Conscient de l'importance du sport en tant que vecteur d'intégration et d'épanouissement personnel, nous avons fait du sport pour tous un axe fondateur de notre politique de développement sportif : chacun doit pouvoir accéder librement à la pratique sportive de son choix.
Nous nous attachons depuis 2014 à favoriser l’accès de tous les Stéphanois aux équipements sportifs de la Ville, parmi eux le golf municipal, car Saint-Étienne est l’une des rares grandes villes à disposer d’un tel équipement. La démocratisation du sport doit rester une préoccupation centrale et transversale. Le sport ne peut pas être utilisé pour ériger des barrières ou des obstacles. Si le golf est certes un sport exigeant, il doit être accessible à tous.
Ainsi, dès avril 2018, nous avons informé l'ensemble des structures d'éducation populaire sur les possibilités de former leurs éducateurs pour faire profiter au plus grand nombre de ce bel équipement sportif municipal. Nous nous sommes fixés pour objectif de désacraliser le golf en l'ouvrant à un public éloigné de cette pratique. L’accueil de nouveaux joueurs passe par des opérations de découvertes et d'initiations. En outre, l'école du golf accueille des jeunes âgés de 6 à 18 ans les mercredis et samedis. Aussi, nous avons mis en place la gratuité des scolaires, de l'école municipale des sports ainsi que des associations d'éducation populaire. Conscient de l’aridité de la pratique golfique et de son exigence avec des parcours de 18 trous, la création d’un parcours de 9 trous sous impulsion de la volonté municipale a permis de faciliter l’accès au golf pour tous. Nous espérons que toutes ces actions vont vous convaincre de venir taper dans la petite balle blanche.
Loin d'opposer le corps et l'esprit, notre ville ambitionne de faire du sport un élément essentiel de l’humanisme républicain auquel nous sommes tous attachés. Le golf participe pleinement à ces objectifs et peut-être que demain, sur ces greens, nous aurons la chance de voir naître un futur Tiger Woods « stéphanois ».

Brigitte Masson, Jacques Phrommala
Groupe de la majorité municipale 

 

SAINt-ÉTIENNE GROUPE COMMUNISTE

Oui à un Centre Municipal de Santé !

Nous voulons un lieu pour les soins de proximité ! La santé n’est pas qu’une question d’acte médical. Il s’agit d’accès aux droits. Elle a une dimension collective , la pandémie Covid nous l’a rappelée.
Il faut du travail social pour l’accès aux droits : Protection Universelle Maladie, Complémentaire Santé Solidaire ou encore l'Aide Médicale de l'État. C'est la porte d’entrée à la santé. La dimension collective de la santé est de permettre la participation des usagers à l’élaboration de projets de promotion de la santé et de prévention en direction de la population. C’est un enjeu démocratique , les usagers sont acteurs de la santé.
Un Centre avec son équipe pluridisciplinaire répond de façon globale aux besoins des usagers sur un même lieu et répond également aux besoins de professionnels de santé qui ont envie d’exercer en collaboration avec les travailleurs sociaux, les professionnels et associations de la promotion de la santé. Une approche collaborative permet un lien entre professionnels et usagers avec une dimension collective. Cette démarche est attractive pour les professionnels de santé et peut aussi être un lieu de formation pour les étudiants en santé.
C'est un projet qui nécessite une réelle volonté politique, à construire avec les futurs professionnels, la population et l'ARS, la CPAM, les Fonds Européens.

M. Nebout, C. Pfister
 

GROUPE SAINT-ÉTIENNE DEMAIN

Pas de « bouclier social » pour les Stéphanois 

Le budget 2022 présente des investissements en hausse. Hélas, la situation macro-économique, l’inflation, les difficultés d’approvisionnement des entreprises… engendrent une forte augmentation du coût des projets : en investissant plus, on fera malgré tout et paradoxalement moins… Nous avons regretté la faiblesse des crédits consacrés à la conservation du patrimoine municipal (gymnases, locaux associatifs, écoles…), alors que la crise énergétique invite au contraire à mettre le paquet sur l’amélioration thermique de nos bâtiments pour « préserver » les budgets des années à venir, par la réduction des dépenses de chauffage, notamment. Par ailleurs, sans occulter la réalité des chiffres annoncés, ni l’avancée de certaines réalisations, nous demeurons dubitatifs considérant la lenteur du déroulement du plan de mandat : inaction en matière de lutte contre la désertification médicale, absence d’information sur le devenir du parking des Ursules ou concernant le site de la Charité, disparition du projet de Cité des Aînés 2, de celui du vélodrome, etc.
Mais surtout, au-delà de ces retards, ce qui nous inquiète, c’est l’absence de prise en compte des conséquences économiques et sociales de la crise énergétique actuelle, qui mine profondément le budget des Stéphanois.
On espérait un budget municipal qui se serait voulu comme un véritable « bouclier social » pour protéger notre pouvoir d’achat, il n’en sera rien : pas de renoncement aux hausses des tarifs municipaux (+ 2% en moyenne), pas de coup de pouce particulier pour le budget du CCAS, outil opérationnel sur le plan social de la collectivité, qui est même en légère baisse. C’est dommage, car la crise fait rage, la colère gronde et pourtant l’expérience des années passées, avec la crise sanitaire, nous a collectivement appris qu’il ne faut rien attendre « d’en haut » mais au contraire agir résolument, ici et maintenant. 

François BOYER, Pierrick COURBON, Isabelle DUMESTRE, Ali RASFI, Laetitia VALENTIN

 
 

SAINT-ÉTIENNE LE TEMPS DE L'ÉCOLOGIE

Des arbres, oui, mais partout !

L’été approche et la question des fortes chaleurs va à nouveau se poser à Saint-Étienne. L'an dernier, la majorité municipale avait déployé, à la dernière minute, des îlots de fraîcheur éphémères sur 3 places du centre ville, pour un coût de 35 000 €…
Les élu·es écologistes avaient interpellé l’exécutif sur la pertinence de ce choix : installations provisoires, arbres exotiques et inadaptés au climat hivernal de Saint-Étienne, présence de brumisateurs nécessitant la consommation d’énergie et d’eau.
Dans le magazine municipal de mars, M. le maire s’était laissé emporter par une déclaration d’amour aux arbres. La création de l’îlot Eden en 2023 ne peut pas faire de mal, mais il n’est pas une réponse pertinente. Pour une ville vivable, il est urgent de redonner la place nécessaire au végétal dans la totalité de l’espace urbain, pas seulement entre 4 murs de béton. Pour la majorité municipale stéphanoise, la nature n'est acceptable en ville que si elle est maîtrisée, parquée, contenue, alors que de plus en plus de villes végétalisent le long des rues.
Les écologistes sont favorables à la création d’espaces verts, mais contrairement à ce qu’énonce M. Perdriau, l’écologie n’est pas une idéologie : c’est une vision pragmatique. Planter des arbres dans les parcs ou les forêts municipales est essentiel, cela ne justifie pas pour autant une prétendue action contre les effets du dérèglement climatique. Un autre indicateur serait bien plus pertinent : c’est la surface d’ombre. La plupart des villes réalisent aujourd’hui des photographies aériennes pour repérer les îlots de chaleur. Grâce à cela, les villes vertes construisent  une stratégie d'aménagement végétalisé pour y remédier. Elles dégoudronnent, plantent des arbres, des arbustes, des plantes grimpantes, tous végétaux connus pour leur capacité à fournir de l’ombre et éviter la réverbération. Qu’attend donc l’équipe municipale pour prendre la mesure de l’urgence climatique ? Il serait temps…

Germain Collombet, Danielle Teil, Jean Duverger, Julie Tokhi, Olivier Longeon
Le temps de l’écologie - letempsdelecologie@protonmail.com - 04 77 80 13 66
Permanences du lundi au jeudi de 14h à 17h