une évolution de l'arrêté de fermeture des commerces à 22h
Face aux nuisances répétées liées à l’activité nocturne de plusieurs commerces de la rue Antoine-Durafour, la Ville de Saint-Étienne a adopté, dès le mois de juillet, un arrêté imposant la fermeture à 22h de l’ensemble des commerces.
Cette mesure d’urgence a permis d'obtenir des résultats : les snacks ont effectivement cessé leur activité nocturne. En effet, entre le 7 juillet 2026 et le 7 septembre, aucun dépassement d’horaire d’ouverture n’a été constaté.
Néanmoins, il apparait que certaines épiceries de nuit sont restées ouvertes ou ont poursuivi leur activité derrière des devantures partiellement fermées. Ce non-respect des horaires d’ouverture et les passages et regroupements de personnes que cela engendre continuent ainsi d’alimenter un sentiment d’insécurité et de dégradation du cadre de vie des riverains.
Cette règlementation uniforme diversement respectée a permis d’améliorer la situation, dont la nouvelle municipalité hérite, en montrant ses limites.
Déterminée à apaiser ce secteur, la Ville fait évoluer le dispositif pour mieux cibler les activités qui génèrent des nuisances. Elle ne renonce ni à la fermeté, ni à son objectif.
Des horaires adaptés à la réalité de la situation rue Antoine-Durafour
Le nouvel arrêté, pris en septembre, distingue désormais les différentes activités commerciales :
- Les épiceries de nuit restent soumises à une fermeture à 22h.
- Les restaurants peuvent désormais ouvrir jusqu'à 1h30, à l’instar de l’ensemble de l’ensemble des restaurants de la ville, à la condition d'assurer exclusivement une activité de restauration sur place.
- La vente à emporter est interdite à partir de 22h.
- Après 22h, seule la livraison reste possible pour les restaurants.
L'objectif est simple : mettre fin aux attroupements devant les commerces, sources de nuisances, tout en permettant une activité de restauration encadrée.
Une charte de bonnes pratiques est en cours de rédaction
Elle sera soumise aux commerçants de la rue Antoine-Durafour pour les responsabiliser et en faire des acteurs de l’apaisement du quartier.
Les habitants de la rue Antoine-Durafour l'ont clairement exprimé : ils ne veulent plus voir leur rue occupée toute la nuit par des clients, des véhicules mal stationnés et des regroupements de personnes qui génèrent des nuisances.
La municipalité continue de répondre à cette attente : après 22h, cette occupation nocturne de la rue Antoine-Durafour doit cesser. Il n’est nullement question de revenir à la règlementation antérieure au mois de juillet qui autorisait l’ouverture des snacks jusqu’à 6h du matin.
Les regroupements générateurs de nuisances désormais clairement visés
Le nouvel arrêté s'attaque également à une autre source majeure de nuisances : les regroupements dans l'espace public lorsqu'ils sont accompagnés de comportements portant atteinte à la tranquillité des riverains. Sont notamment concernés les regroupements de plus de trois personnes lorsqu'ils génèrent des nuisances, qu’elles soient sonores, liées à la consommation d’alcool, à l’abandon de déchets sur la voie publique, ou de nature à troubler le repos du voisinage.
L'objectif n'est pas de cibler les habitants de la rue ou les passants mais de sanctionner les comportements qui troublent le quotidien des habitants.
Une présence renforcée sur le terrain
L’évolution de la règlementation est accompagnée d'un renforcement significatif de la présence municipale. La Police municipale est présente dans le secteur jusqu'à 2h30, afin de contrôler le respect de l'arrêté et d'intervenir rapidement si nécessaire.
La Ville va également procéder à l'installation d'une caméra de vidéoprotection supplémentaire dans le secteur afin de renforcer la veille et permettre des interventions rapides.
Enfin, le travail engagé avec les services de l'État porte déjà ses fruits. Des procédures de fermeture administrative sont actuellement en cours et d'autres pourront être engagées lorsque les situations le justifieront.
En définitive, pour parvenir à l’objectif d’apaisement de la rue Antoine-Durafour, la municipalité agit avec pragmatisme et fermeté pour faire face à la réalité évolutive de ce secteur.
Au-delà des postures de principe, c’est en ciblant au plus juste que l’action municipale, au côté de celle des services de l’Etat, produira ses effets.