Un succès Fulgurant
Lors du salon du Fabriqué en France, organisé en novembre dernier au Parc des Expositions de Paris, Cécile Bayard a connu un beau succès. Elle y a présentée sa marque « Ptitcul », lancée en juin 2025. En trois jours, j’ai vendu tout mon stock. Je suis rentrée avec seulement trois produits.
Une performance qui valide son concept et rassure la jeune cheffe d’entreprise sur le potentiel de son projet.
À seulement 30 ans, Cécile Bayard faisait partie de la douzaine d’entreprises ligériennes sélectionnées pour représenter
le territoire. Le fruit d’une année déterminante : plus de 800 coussins vendus en 2025.
Et le salon parisien a confirmé l’intérêt des particuliers comme des professionnels pour son produit : J’ai eu de
très bons retours, y compris de grandes enseignes ou d’agences spécialisées dans les goodies
, se félicite-t-elle.
Un accompagnement local
Si « Ptitcul » séduit autant, c’est aussi grâce à son ancrage local. Depuis avril, la start-up est incubée chez Use’in, l’incubateur rattaché à l’université Jean-Monnet, piloté par Télécom Saint-Étienne et soutenu par Saint-Étienne Métropole.
Elle y a remporté le concours de pitch, offrant un an d’accompagnement. C’est ce qui m’a poussée à démissionner de mon poste de cheffe de projet innovation
, raconte la jeune entrepreneure, à 100 % dans sa start-up.
Des coussins éco-conçus et locaux
Ses coussins pliables sont entièrement éco-conçus à partir de matériaux récupérés : tapis de gym, tatamis de judo, bâches, textiles industriels… autant de déchets que des entreprises régionales s’apprêtaient à jeter.
La production, elle aussi, est 100 % locale, réalisée notamment dans un Esat du territoire. Je voulais vraiment réunir trois piliers : environnement, Made in France et impact social.
Faire marcher l'écosystème stéphanois
Diplômée d’un master en entrepreneuriat et supply chain, issue d’une famille d’entrepreneurs, elle a trouvé à Saint-Étienne des conditions favorables pour concrétiser son concept : L’écosystème stéphanois est dingue. Ici, tout le monde s’entraide. Le but, c’est de faire marcher le bassin à fond.
Une idée née en montagne
L’idée de Ptitcul lui est venue en montagne, où cette passionnée de ski, de randonnée, et d’alpinisme en avait « marre de pique-niquer avec le derrière au froid ».
Ses premières randos ? Entre les Monts du Forez et le Pilat. Mes parents n’étaient pas de grands montagnards, mais ils m’ont transmis l’amour d’être dehors et le respect de la nature.
En 2026, l’entrepreneure vise la récupération des déchets publicitaires des entreprises, afin d’élargir encore son offre. Et son champ d’action (stades, salles de spectacles…).
Une entreprise à marquer assurément à la culotte !