Et si vous poussiez la porte de la Serre ?

Repère architectural familier des Stéphanois, l’ancienne école des Beaux-Arts fait partie du paysage urbain. Mais derrière cette façade connue se cache un espace qui mérite d’être exploré : la Serre. Venez découvrir ce lieu singulier, dédié aux jeunes artistes locaux, lors du lancement de la saison 2026, le 26 février à 18h.

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arbre, murs peints exposés dans une salle - Agrandir l'image, fenêtre modale
Vue de l’exposition collective à l’initiative de Josèfa Ntjam, Ça grésille dans les soubassements à la Serre, novembre 2021©Ville de Saint-Étienne / Pierre Grasset

la Serre, que-ce que c'est ?

L’ancienne école des Beaux-Arts est un bâtiment que l’on reconnaît immédiatement : une silhouette familière, inscrite dans la mémoire visuelle de la ville. Mais la Serre mérite, elle, d’être découverte de l’intérieur. Un lieu qu’il faut avoir vu au moins une fois quand on vit à Saint-Étienne.

Située au sein de l’ancienne école des Beaux-Arts, la Serre est un espace atypique et unique dans le paysage culturel stéphanois. On n’y traverse pas une exposition comme ailleurs : on s’y arrête, on explore, on prend le temps de profiter du lieu. 

Depuis plusieurs années, la Serre est en effet devenue un rendez-vous régulier de la création émergente locale.

Six expositions par an donnent à voir la diversité des pratiques artistiques d’aujourd’hui : dessin, sculpture, photographie, design, arts numériques... Autant de propositions qui témoignent de la vitalité artistique du territoire.  

Découverte de jeunes artistes régionaux

La Serre offre ainsi à de jeunes artistes visuels issus de la région Auvergne-Rhône-Alpes une exposition personnelle produite spécifiquement pour ce lieu, et encourage de la sorte leur professionnalisation. 

Chaque artiste programmé bénéficie :

  • d’une bourse pour la production de son exposition,
  • d’un accompagnement à son transport et son montage, 
  • d’une communication portée par la Ville de Saint-Étienne.

La saison 2026

Exposition de Juliette Bertrand 
Du 27 février au 4 avril 2026 - Vernissage jeudi 26 février à 18h 

À partir d’une phrase tirée d’une vidéo virale, Juliette Bertrand interroge avec humour et décalage les injonctions qui pèsent sur nos corps et nos comportements. « Tiens-toi droite », « à ton âge… », « il faut que tu… » : ces remarques, en apparence anodines, s’accumulent et finissent par former un véritable champ de contraintes. 

À travers cette exposition, l’artiste invite chacun à réfléchir à la façon dont elles façonnent nos gestes, nos postures et nos libertés.

Faire ses lacets, 2024, bois, tissus, clous, cordelette, 23x6 cm l’une © Cyrille Cauvet

Exposition de Joël Harder 
Du 24 avril au 30 mai 2026
Cette exposition est née d’un travail mené sur une forêt du plateau de Jastres, détruite par un incendie. Après le feu, le paysage est transformé. 
Joël Harder s’est intéressé à ce qui reste, à ce qui renaît, et aux sensations que ce lieu provoque. 
Il propose un parcours à la fois visuel et sensoriel : témoignages, frises sombres, objets accrochés aux murs et sculptures olfactives invitent les visiteurs à un voyage intime, guidés par la lumière et les plantes.

Battue en cours, La Villette © Béryl Libault

Exposition d’Étienne Pageault 
Du 19 juin au 31 juillet 2026

Pageault s’intéresse aux sites et aux ressources marqués par l’histoire industrielle, en mêlant art et sciences. 
Pour chaque projet, il s’immerge sur le terrain. Ses premiers gestes – glaner, écouter, observer, transformer – lui permettent de se concentrer sur le présent et de percevoir la matière autrement, entre ce qui reste et ce qui renaît.

Étienne Pageault, Nos Terres de Feu, exposition RARe - Recherche, Art, Ressources, Institut A.R.T.S, Biennale internationale design de Saint-Étienne, 2025 © Blanche Lafarge

Exposition de Maxime Sanchez 
Du 25 septembre au 24 octobre 2026

Maxime Sanchez crée des sculptures et des installations qui racontent les événements, les personnalités ou les phénomènes culturels qui l’intriguent dans le monde. 
Ses œuvres mélangent des références populaires – rap, mangas, sport automobile – et des références artistiques classiques. Il crée une sorte d’archive de ce qui l’inspire et le touche, fidèle à sa vision du monde.

Try again, 2023 Fauteuil PVC, Tee-Shirt Aaliyah, Powertex 50x56x50cm – GaleriedelaScep © Nassimo Berthommé

Exposition de Mathilde Reynaud

Du 30 octobre au 5 décembre 2025 

Mathilde Reynaud utilise la 3D comme un outil d’émancipation féministe : les technologies numériques peuvent permettre de reprendre du pouvoir et de proposer d’autres représentations. 

À travers des installations et des films, elle explore la manière dont le numérique transforme notre façon de voir le monde, de nous souvenir et d’entrer en relation avec les autres.

Try again, 2023 Fauteuil PVC, Tee-Shirt Aaliyah, Powertex 50x56x50cm – GaleriedelaScep © Nassimo Berthommé

Exposition de Colin Riccobene 
Du 18 décembre 2026 au 23 janvier 2027 

Colin Riccobene s’inspire de lieux abandonnés ou oubliés. À travers ses sculptures, il leur redonne une présence et raconte des histoires qui mêlent Moyen Âge, religion, cultures ouvrières et cultures urbaines. Il récupère, taille, grave, assemble et transforme de nombreux matériaux : bois, étain, cire d’abeille, mousse, lin, plâtre, céramique, béton, pierre ou papier photo.

Cette exposition est le fruit d’une résidence de co-création organisée en partenariat entre la Ville de Saint-Étienne et le centre d’art contemporain d’intérêt national « le Creux de l’enfer » à Thiers, avec le soutien de la DRAC AURA.

Porte annulaire, 30 x 35 x 11 cm 2025 © Blaise Adilon

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