Les résidences d'artistes


Différentes résidences artistiques sont organisées à Saint-Étienne. Elles permettent d’entretenir le foisonnement créatif de la ville tout en offrant à des plasticiens, compagnies de danse ou encore poètes les conditions optimales pour élaborer leurs oeuvres. Et elles profitent à tous les Stéphanois !

Qu'est-ce qu'une résidence artistique ?

Elle désigne l’octroi, par une institution publique ou privée et sur sélection d’un jury, d’un espace et de moyens techniques, humains et financiers à un artiste afin de favoriser la création et la diffusion de ses oeuvres, l’élaboration de ses spectacles... Saint-Étienne et ses structures culturelles ne sont pas avares en la matière, notamment dans les arts plastiques, le spectacle vivant (La Comète…) ou encore la poésie (médiathèque de Tarentaize).

Arts plastiques, danse, théâtre…

Renouvelée annuellement, une résidence artistique est par exemple organisée depuis 2020 par la Ville de Saint-Étienne en partenariat avec le centre d’art contemporain « Le Creux de l’Enfer », à Thiers, dans le Puy-de- Dôme.

Chloé Serre à...la Serre

En 2022, c’est la Stéphanoise Chloé Serre, diplômée de l’Ésadse, qui a été sélectionnée. Partagée entre Saint-Étienne et Thiers, sa résidence lui a permis de travailler sur le sujet des représentations de la femme dans la presse féminine et les médias, mises en parallèle avec des témoignages.

Si la Ville a mis à sa disposition un atelier ainsi qu’un logement, elle a également pu l’accompagner pour faciliter son travail : médiation avec les équipes des musées d’Art et d’Industrie et de la Mine, rencontres avec des Stéphanoises du quartier Beaubrun- Tarentaize… Cette résidence donnera lieu à différentes restitutions publiques dont une exposition à la Serre et des performances.
Exposition Play-Back

« Conditions de travail et de vie confortables, soutien financier, rencontres et discussions avec des habitants de la ville, possibilité de faire découvrir son travail sur un nouveau territoire… Pour un artiste, il n’y a que des avantages à créer dans ce cadre », résume avec enthousiasme Eugénia Reznik. Cette artiste ukrainienne est actuellement à Saint-Étienne.

Autre atout à souligner : la possibilité ainsi offerte de sortir de la création solitaire en rencontrant et échangeant avec les artistes locaux.

 

Eugénia Reznik, une histoire de racines

Eugénia Reznik

« J’ai beau avoir plus de 50 ans, je suis bien une jeune artiste ! ». Née en Ukraine, Eugénia Reznik a connu plusieurs vies. Après des études en mathématiques à Kiev, elle émigre en France au début des années 90, enseigne à Paris et y travaille dans l’industrie informatique. Au tournant des années 2000, la jeune femme bifurque à nouveau : direction le Canada, où elle reprend des études d’art, ses premières amours. Elle découvre Saint-Étienne en 2017, à l’occasion d’un double cursus mené entre Québec et l’université stéphanoise. « Dès que je suis sortie de la gare et que j’ai vu ces bâtiments design et colorés, ces oeuvres d’art, j’ai été conquise », se souvient-elle.

Jusqu’au mois de décembre 2022, Eugénia Reznik participe à la résidence artistique mise en place par la Ville avec les Amis du MAMC+.

Son projet ? Créer une oeuvre sur la migration des plantes en lien avec les migrations humaines. Un travail articulé autour des témoignages des personnes déracinées, plus précisément les histoires des plantes que les personnes déplacent et cultivent dans leur lieu d’accueil.
> Exposition du 8 au 18 décembre 2022, salle des Cimaises, 15 rue Henri-Gonnard.  

 

À la rencontre des Stéphanois

Les résidences offrent aussi la possibilité de mener des projets d’éducation artistique sur notre territoire... et d’en faire profiter les Stéphanois ! Il s’agit de l’un des socles de ces échanges de bons procédés.

C’est par exemple le cas de la résidence organisée tous les ans par la Comète, à laquelle va participer la compagnie de danse lyonnaise Aniki Vóvó. Pendant ces trois semaines (une en novembre, deux en février/ mars 2023), les artistes interviendront à plusieurs reprises dans les classes de CP de l’école Soleysel pour animer des ateliers de danse et de création d’accessoires de costumes. De quoi aiguiser les sens artistiques dès le plus jeune âge !

Aniki Vóvó, danse, musique et vie

Aniki Vóvó ©DR

Pratiquant la danse et la musique depuis l'enfance, Joana Schweizer a toujours combiné ses deux passions. Formée au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, elle crée sa propre compagnie en 2016 à Lyon. Son nom ? Aniki Vóvó, clin d’oeil à ses origines portugaises à travers cette double référence à une comptine, Aniki Bóbó, et au terme « vóvó », signifiant « grandmère ». « C'est une manière de célébrer la vie, en reliant le monde de l'enfance et celui de la vieillesse », explique la jeune femme.

Composée d'un noyau dur de trois personnes (Joana Schweizer, la scénographe Gala Ognibene et le trésorier Pierre Girard), autour duquel gravite une quinzaine de personnes au gré des projets, sa compagnie est en résidence à La Comète en novembre et le sera également en mars 2023.

L'occasion de mener un projet d'éducation artistique avec des classes de CP mais aussi de travailler son prochain projet, « Des oiseaux », une pièce « pleine de vie et d'inspirations brésiliennes ». Et dans laquelle danse, musique et espace seront intimement mêlés, cela va sans dire.

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