Culture : Deux expositions qui font le lien entre ville et travail dans nos musées

Le musée d’Art et d’Industrie et Couriot-Musée de la Mine croisent leurs regards dans cette expo-photo commune aux deux établissements, labellisée « Bicentenaire de la photographie » par le ministère de la Culture. À découvrir dès le 3 novembre !

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photo d'archives avec une route, une voiture circulant dans une zone industrielle - Agrandir l'image, fenêtre modale
© Mathilde Reynaud

Deux lieux, deux démarches photographiques, mais un seul objectif : raconter, en photos (plus de 350 clichés !), les liens profonds entre le travail, une ville et ses habitants.

Au musée d’Art et d’Industrie 

Du paysage aux ateliers, une ville en mouvement

Comment la photographie raconte-t-elle une ville qui travaille ? Doit-elle aller au cœur de l’usine ou dézoomer, jusqu’aux rues du centre-ville, jusqu’aux franges de la campagne ? 

Au musée d’Art et d’Industrie, l’exposition La Ville travaille, Saint-Étienne et sa région invite à parcourir notre territoire, des marges urbaines jusqu’aux gestes précis de l’ouvrier et l’emballement des machines, de 1850 à nos jours.

Les paysages miniers de Félix Thiollier, photographiés sous la neige vers 1890, témoignent d’un territoire profondément marqué par l’extraction du charbon. 

Plus près de nous, les clichés de Valérie Jouve saisissent les voyageurs du tramway dans les années 60, tandis qu’Ito Josué photographie la halle « cathédrale » de la centrale électrique du Bec, au Chambon-Feugerolles.

À Couriot-Musée de la Mine

À Katowice, un autre regard sur la ville industrielle 

Grâce à un partenariat avec le musée d’Histoire de Katowice, Couriot-Musée de la Mine présente une rétrospective de la photographe polonaise Anna Chojnacka (1914-2007) pour la première fois en France !

Dans l'exposition La Ville travaille, Anna Chojnacka à Katowice, une quarantaine de photos donnent à voir la ville polonaise, la puissance de ses installations industrielles, les traces environnementales de leur activité et l’émergence d’immeubles de l’époque soviétique. 

Un passage souterrain sous un rond-point, photographié en 1966, ou le décanteur de la mine de Staszic, saisi en 1972, illustrent une ville en pleine transformation. 

Entre paysages urbains, équipements industriels et scènes de vie quotidienne, son regard fait écho à l’histoire stéphanoise. 

👉 Et pour clore la visite, à vous de prendre la pose ! Placez-vous devant un panorama contemporain du photographe Julien Guinand pour un selfie à partager !  

À l'affiche dans vos musées

Infos pratiques

Cette expo-photo est à explorer du 3 novembre 2026 du 14 mars 2027. 
Les deux musées sont ouverts du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h.
Tarif visite libre : 6,70 € (TR : 5,10 €).